10 raisons d’aimer Miami

10 raisons d’aimer Miami

Miami

Mon amour pour Miami n’était en rien prémédité. Arrivée à New York en 2009, du haut de mes 25 ans, je ne jurais que par cette ville. New York coulais dans mes veines. Je vivais à Fort Greene, un quartier métissé de Brooklyn, mon bureau était dans le bouillant et très gourmand Soho. L’énergie qui se dégageait de la grosse pomme était telle qu’en plus de mes reportages télé, je vous racontais des histoires, ici même, sur ce blog. Ça a duré un peu plus de 3 ans et c’était cool non ? Pourtant, dès que j’avais quelques jours de libre, je m’évadais à la découverte de nouvelles villes américaines. Washington, ou Philadelphie à quelques heures en car, La Nouvelle Orléans ou Atlanta, plus au sud, L.A et San Francisco sur la côte Est… Et Miami. Ahhhh, Miami. J’y ai tellement voyagé que je ne compte plus mon temps là-bas en semaines mais en mois. Je résidais la plupart du temps à Miami Beach et c’est là que je vous emmène aujourd’hui, en dix points, histoire de vous faire aimer ce petit coin de paradis… Read more

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Ma boîte à New York

Ma boîte à New York

Boite

Aujourd’hui, j’ai ouvert ma boîte à New York. C’est une jolie boîte en carton avec un tiroir coulissant, sur laquelle j’ai mis plein d’autocollants. Elle contient des souvenirs de mes années New York. Bien moins que ma tête. Bien moins que ce blog. Mais pas mal tout de même. Quand j’ouvre le tiroir, tous les papiers qui y sont jaillissent hors de la boîte. Faut dire qu’elle est blindée. J’me souviens alors l’avoir tassée et fermée avec difficulté la dernière fois. Un peu comme quand ta pote s’assoit sur ta valise pleine d’achats compulsifs new-yorkais pendant que tu tires la fermeture de toutes tes forces. Boîte ouverte, papiers étalés. Le premier truc qui attire mon regard est le billet pour les MTV Video Music Awards 2009. Ceux où Kanye avait interrompu Taylor Swift. Dans la salle, du haut de mon siège mal placé j’observais la scène pendant que les gens arrêtaient de respirer. On a cru à un gag, un truc scripté, on a fait bouhhhhh de toutes nos forces ; puis la cérémonie a continué comme si de rien n’était. Kanye, une bouteille et Amber Rose à la main, s’était faufilé avant la fin. Ce n’est qu’en rallumant mon portable à la sortie du Radio City Music Hall, que j’ai réalisé que j’avais assisté à un épisode pop culture qui deviendrait culte pour les années à venir. Hashtag Imma let you finish but Beyoncé. Read more

Maroquinerie et compagnie…

Maroquinerie et compagnie…

La casbah Amridil La France est mon pays. Le Maroc aussi. Mon père y est né. Et son histoire me berce depuis toujours. Pendant ma jeunesse, je l’écoutais me conter ses souvenirs du désert. Comment il avait chassé une meute de chiens qui effrayait ses sœurs, comment il avait élevé un loup, comment, avant d’entrer dans les pièces de la casbah, le soir venu, il fallait taper dans ses mains pour éloigner les serpents, comment sa maman cachait de petits berlingots Nestlé dans les fissures des murs. Comment il arrivait à les trouver, et s’en délectait en cachette. Comment il devait grimper aux palmiers pour polliniser manuellement les dattes. Comment il s’était fait piqué par un scorpion. Comment on lui arrachait une dent si elle était cariée. Comment il jouait aux billes avec des crottes de chèvre. Au foot pieds nus. Aux cartes à la lueur d’une lampe à huile. Comment la vie était simple. Comment la vie était belle. Comment, en écoutant le désert il comprenait le monde. Comment, ce qui nous importe aujourd’hui n’avait aucun sens alors. Dans ce château de terre et aux alentours, une véritable vie féodale s’y organisait. Mon grand-père, commerçant et voyageur et son petit frère, le sage, se partageaient la casbah. A côté, mon grand-oncle, le cheikh, habitait le riad. Un peu plus loin, le plus âgé des frères, le religieux, vivait dans une grande maison de terre. Chacun des quatre frères avait un rôle important dans la communauté et ils régnaient ainsi sur Amridil, un village près de Skoura à une demi-heure de Ouarzazate. Y retourner me fait toujours autant de bien. « Si je sais d’où je viens je sais où je vais » chantait Wallen, quand on était au collège et qu’on écoutait NRJ. Je suis assez d’accord. Un retour aux sources a le mérite de remettre les idées en place. Et face à cette casbah, immense, majestueuse ; face à cette casbah, je suis transportée. De paix, de joie, d’émotion. Mais avant, passage à Casa et Agadir. Quel voyage ! Read more

New York couleur Lila

New York couleur Lila

VisuelBlog

C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Lila. Elle aime New York plus que son mec et elle pense que son destin est là-bas. Qu’elle va tout réussir grâce à son culot et son accent français. Elle est un brin naïve, un poil bornée et un chouya chiante. Lila c’est un peu nous toutes en fait. Et elle s’y voit déjà, à New York. Arpentant 5th avenue sur pilotis, avec un shopping bag Guess et un skimmed milk latte caramel vanilla à la main. Lila va gagner la green card et partir. Débarquer au fin fond de Brooklyn, dans un quartier de retraités russes, avant de partir à la conquête de Manhattan. Et elle va devoir mettre de côté tous ses clichés, parce que New York ne fait de cadeau à personne. L’histoire de Lila, je vous la raconte dans un roman que je viens de sortir version eBook parce que c’est Noël et que vous allez tous avoir des tablettes sous le sapin. Donc en prévision de ce phénomène de masse, j’ai pris les devant et je me suis permise de mettre en ligne un p’tit livre, écrit avec amour, qui je l’espère, vous plaira autant que le blog… Read more

New York 101 (prononced One-O-One)

New York 101 (prononced One-O-One)

nyc101Aéroport JFK. Huit heures de vol, les yeux qui collent et le ventre qui ne se remet pas de l’omelette servie au repas. Pas idéal pour faire bonne impression à votre future ville préférée, hein ? Allez, un coup de Jay-Z et Alicia Keys dans les oreilles, une grande inspiration et c’est parti ! On oublie la fatigue et la nausée, New York, vous l’avez aperçue sous tous ses angles à la télé, au cinéma et dans les magazines. Aujourd’hui, l’heure est à la rencontre IRL. Et vous verrez, à peine un pied en son cœur, vous serez happés par son rythme, sa musique, sa prestance. On part à la découverte de ce nouveau monde. Et accessoirement de ses nouveaux codes. Car…oui, dans la Big apple, il faut revoir ses habitudes. On troque la bise contre un hug, la baguette contre un bagel, le croque monsieur contre un hot dog, l’expresso contre un americano, le bonjour contre un hello. Finis la mine et le ciel gris, tout le monde a le sourire, les vendeurs demandent comment on va, (« Heu, c’est à moi qu’il parle ?… fine, thank you ») et tout ressemble exactement à ce qu’on a vu dans les films. A ce moment là, on pense très fort « Hello paradise »… Bah oui, c’est vrai qu’à première vue, New York a des allures de paradis urbain. Bonne humeur, énergie, gratte ciels, soldes à tout va, la ville ne dort pas. Jamais. Métro 24/24, boutiques 24/24, restos 24/24. No day off. Un autre monde. Si proche et familier. Mais si différent. Alors histoire de vous éviter des gros fails en terre new-yorkaise (genre crier à son/sa chéri(e) « Doudou, where are you » dans la rue, alors que doudou aux US ça veut dire caca), je vous donne le minimum vital pour mieux connaître New York. Et quelques adresses en prime. A bon entendeur, salute ! Read more

Something New

Something New

« Za-bi-hall?! ». J’écarquille un peu plus les yeux. Elle vient de répéter cette combinaison mystère déjà deux fois et j’ai beau chercher, je comprends pas. « Zabihall like…what? ». Elle me regarde avec mépris. Pas moi, j’suis cool. Je prends même mon air touchée, comme le Chat Potté dans Shrek… Ses faux-cils épais, ses ongles tricolores, sa bouche rose bonbon et ses cheveux blonds et rouges contrastent avec sa tenue. Elle a un uniforme bien trop grand pour elle, en coton bleu marine et une casquette rouge qui penche sur le côté droit. Cette femme est un arc-en-ciel. Je suis fascinée. « Mam’ u holding the line, anything else? » « No that will be all thanks ». Et là je réalise que depuis taleur elle me dit « that’d be all / zabihall » avec son-accent-du-sud-y’all. Damn. Quelques minutes plus tard, sa collègue crie ‘Number 61’. Je me manifeste. Elle me tend un sac en papier tout chaud contenant un Filet-O-Fish, une frite, qui s’avérera très salée, une sauce barbecue, obtenue gratuitement puis elle se retourne pour attraper un ice tea gigantesque dans un gobelet aux couleurs des Saints, l’équipe locale de foot… Je sors du McDo de Canal street, contemplant cette boisson qui, a elle seule étancherait la soif de tous les habitants de la Louisiane. Car oui… Vous l’aurez deviné… Me voilà au pays des beignets, de Mardi Gras et des ouragans… Cette ville fascinante que je surnommerai désormais la Nouvelle « za-bi-hall » Orléans. Boom !

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Make It Rain!

Make It Rain!

Il y a quelques semaines, je suis partie à Atlanta. Pour la première fois. Ça fait un bail que je rêve d’y aller. Amour du hip hop oblige. Et puis c’est la capitale du Sud, un eldorado afro-américain (50% de Noirs, 40% de Blancs…), et un de mes bons amis vient de s’y installer. Je partais pour le boulot, avec quelques idées reçues et des faits : les spécialités régionales sont la friture, les meufs supa-dupa-fake, l’aquarium de Georgia, le QG de Coca-Cola, le (rap) Dirty South et le mot Peachtree (arbre à pêches), incrusté dans le nom de toutes les rues de la ville. J’ai aussi appris qu’ATL était jumelée avec Toulouse. Ah, ok. En gros je m’attendais à manger des trucs frits, tomber nez à nez avec des rappeurs, voir des meufs habillées ambiance red carpet pour sortir leur chien, boire du coca à l’œil, me perdre dans des artères aux noms similaires et croiser des ados toulousains. J’étais loin de me douter de ce qui m’attendait… Parce qu’après quelques instants passés à Atlanta, la seule chose que les potos avaient en tête, c’est d’aller au strip-club. Oh well. Le strip-club ? Really ? Ok I guess…

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