New York 101 (prononced One-O-One)

New York 101 (prononced One-O-One)

nyc101Aéroport JFK. Huit heures de vol, les yeux qui collent et le ventre qui ne se remet pas de l’omelette servie au repas. Pas idéal pour faire bonne impression à votre future ville préférée, hein ? Allez, un coup de Jay-Z et Alicia Keys dans les oreilles, une grande inspiration et c’est parti ! On oublie la fatigue et la nausée, New York, vous l’avez aperçue sous tous ses angles à la télé, au cinéma et dans les magazines. Aujourd’hui, l’heure est à la rencontre IRL. Et vous verrez, à peine un pied en son cœur, vous serez happés par son rythme, sa musique, sa prestance. On part à la découverte de ce nouveau monde. Et accessoirement de ses nouveaux codes. Car…oui, dans la Big apple, il faut revoir ses habitudes. On troque la bise contre un hug, la baguette contre un bagel, le croque monsieur contre un hot dog, l’expresso contre un americano, le bonjour contre un hello. Finis la mine et le ciel gris, tout le monde a le sourire, les vendeurs demandent comment on va, (« Heu, c’est à moi qu’il parle ?… fine, thank you ») et tout ressemble exactement à ce qu’on a vu dans les films. A ce moment là, on pense très fort « Hello paradise »… Bah oui, c’est vrai qu’à première vue, New York a des allures de paradis urbain. Bonne humeur, énergie, gratte ciels, soldes à tout va, la ville ne dort pas. Jamais. Métro 24/24, boutiques 24/24, restos 24/24. No day off. Un autre monde. Si proche et familier. Mais si différent. Alors histoire de vous éviter des gros fails en terre new-yorkaise (genre crier à son/sa chéri(e) « Doudou, where are you » dans la rue, alors que doudou aux US ça veut dire caca), je vous donne le minimum vital pour mieux connaître New York. Et quelques adresses en prime. A bon entendeur, salute ! Read more

Life is a (Miami) beach…

Life is a (Miami) beach…

beachingUn maillot de bain, deux douches, trois repas, quatre litres d’eau, cinq semaines. Routine quotidienne rythmée. J’attendais ce voyage avec impatience. Il s’est avéré encore plus cool qu’imaginé. Mais je ne vais pas vous raconter mes journées bercées par la houle parce qu’elles sont assez similaires aux vôtres quand vous êtes à la mer. Je suis en tongs Havaianas bleues turquoises 24/7 et je vais à la plage, à la piscine, je mange des salades en terrasse et je me ballade près de la mer le soir, avec une Häagen-Dazs Dulce de leche dans la main, en Havaianas, toujours. Des lundis au soleil, tous les jours. Ce que j’aimerais partager avec vous, c’est surtout mon ressenti sur la beauté de cet endroit, pourtant entaché d’une réputation bizarre. Boobs land et ses clubbeuses siliconées, Booba land et les bastons entre rappeurs français, Beef land et ses bodybulders sous cachets, Berk land et ses Eurotrash dépravés. C’est vrai que le soir, South Beach change de visage et devient un brin moins présentable. Faut juste pas se laisser berner par le paraître. L’être n’est pas bien loin. Mon Miami à moi, il rime avec soleil, sport, art déco, sourire, yummy, et petits prix… Le reste j’ai choisi de l’esquiver. En plus de mon ressenti, je vais aussi partager avec vous quelques bonnes adresses. So sit back, relax, and enjoy the ride ! Read more

Les impatriés (la suite)

Les impatriés (la suite)

30 rock

Si vous n’avez pas lu cet article du Monde, faites-le. Il raconte le retour en France compliqué de bon nombre d’expats ; les appelants avec familiarité, « les impats ». Néologisme sympa, mais surtout nécessaire. Et oui, c’est qu’il n’y a pas de mot pour nous désigner, nous, expats’ de retour. L’article est bon, vraiment, et il explique comment on en arrive à se sentir étranger chez soi, le cul entre deux chaises, ici et là-bas. Marion en VO en sait quelque chose, elle vient de se faire licencier à NYC et raconte son aventure avec un réalisme poignant. Retour à la case départ, donc pour beaucoup d’expats. NYC la ville d’adoption, Paris la hometown. Et après ? En quatre ans, j’ai vu tous mes potes ou presque repartir, avec ou sans sourire. « L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Alors, JFK → CDG, ça se fait sans heurt ? Pas sans stigmate, en tout cas. Read more

Cette aveuglante absence de lumière

Cette aveuglante absence de lumière

Elle te fait serrer fort ton oreiller avant de dormir, flirte avec tes songes et retarde le réveil. Elle rend chaque silence pesant, fait danser les pensées sombres et courtise la nostalgie. Elle complote avec l’ennui, sème le doute et s’incruste même dans les souvenirs joyeux. Elle débarque en pleine réunion, en plein diner, en plein footing, à l’improviste, toujours, et elle te met à genoux, à terre, à nu. Elle t’enlève le peu de confiance qu’il te reste et te plonge dans le vide. Elle te perce le cœur et te fait regretter ta famille, ta routine, ton pays, tes amis, et même tes ex et tes ennemis. Quand la solitude new-yorkaise s’abat sur toi comme un vautour sur sa proie, la tac-tic c’est l’attaque. Pas le choix. C’est dur, oui, mais si tu relèves pas la tête, tu risques de passer à côté de la chance de ta vie à cause d’un vague à l’âme lâche, mou, éphémère. Et quand tu viens vivre seul dans la ville la plus peuplée des States, miss solitude te fait forcement payer le prix fort à ton arrivée. Read more

Something New

Something New

« Za-bi-hall?! ». J’écarquille un peu plus les yeux. Elle vient de répéter cette combinaison mystère déjà deux fois et j’ai beau chercher, je comprends pas. « Zabihall like…what? ». Elle me regarde avec mépris. Pas moi, j’suis cool. Je prends même mon air touchée, comme le Chat Potté dans Shrek… Ses faux-cils épais, ses ongles tricolores, sa bouche rose bonbon et ses cheveux blonds et rouges contrastent avec sa tenue. Elle a un uniforme bien trop grand pour elle, en coton bleu marine et une casquette rouge qui penche sur le côté droit. Cette femme est un arc-en-ciel. Je suis fascinée. « Mam’ u holding the line, anything else? » « No that will be all thanks ». Et là je réalise que depuis taleur elle me dit « that’d be all / zabihall » avec son-accent-du-sud-y’all. Damn. Quelques minutes plus tard, sa collègue crie ‘Number 61’. Je me manifeste. Elle me tend un sac en papier tout chaud contenant un Filet-O-Fish, une frite, qui s’avérera très salée, une sauce barbecue, obtenue gratuitement puis elle se retourne pour attraper un ice tea gigantesque dans un gobelet aux couleurs des Saints, l’équipe locale de foot… Je sors du McDo de Canal street, contemplant cette boisson qui, a elle seule étancherait la soif de tous les habitants de la Louisiane. Car oui… Vous l’aurez deviné… Me voilà au pays des beignets, de Mardi Gras et des ouragans… Cette ville fascinante que je surnommerai désormais la Nouvelle « za-bi-hall » Orléans. Boom !

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Me, my camera et les rappeurs

Me, my camera et les rappeurs

Je vis désormais entre Paris et New York et c’est très bien comme ça. Quand tu vois la mort de près, ça te fait voir la vie différemment. Et avec ces nouvelles lunettes sur le nez, mon cher New York me paraît un peu futile finalement. Pas que Paris soit bien mieux hein, mais sur Paname, y’a la famille. Et ça n’a pas de prix la famille… Ca n’a plus de prix. Alors depuis mon Paris tout gris, je me demande ce que je peux vous raconter de doux sur New York. J’y retourne dans quelques semaines (parce que quand même, dur de vivre sans), et j’ai le syndrome de la page blanche. J’ai l’impression d’avoir tout dit en trois ans, des concerts, aux credit cards en passant par le date, Halloween et cette éternelle love/hate relationship avec la ville… What else !? Bah il reste un p’tit quelque chose que je n’ai jamais raconté et qui rythmait pourtant mes journées… Mon job. Toutes ces années à NYC, j’ai eu un taf hors du commun et pas de tout repos ! J’ai couvert l’actualité musicale (enfin urbaine surtout) pour une chaîne française. Caméra et trépied sous le bras, tu me retrouvais chez Motown, Def Jam, Atlantic, EMI, Jive, à des concerts, des release party, des press day, le micro à la main et le point de ma cam’ sur les stars du moment. Plongée, sans masque, dans l’univers de journaliste du ter’ter au féminin… me, my camera… et les rappeurs. Read more

PS: I Love You

PS: I Love You

J’sais plus où j’ai entendu que l’amour durait 3 ans. Sûrement sur Twitter. Ou dans Glee. Mais si c’est le cas, il nous reste 6 mois de bonheur. Après, ya’pu. Alors il serait peut-être temps qu’on en profite un peu non ? J’te l’accorde, on est loin de nos débuts fougueux. Mais arrêtons de jouer à cache-cache le temps d’une saison. Dans le fond, tu le sais que je t’aime. Et c’est pas parce qu’on se voit moins que mon amour s’altère. Juste…il se moule, s’adapte, s’ajuste. De manière à te coller à la peau sans qu’on transpire à grosses gouttes. Un peu comme mon débardeur bleu Nike Dry Fit. Tu sais celui que j’ai mis pour courir le semi-marathon. Et puis, si t’as l’impression que je prends du recul, c’est que je me protège aussi… Depuis qu’on vit ensemble, tu n’as cessé de me démontrer qu’on ne sait jamais de quoi demain est fait. Alors je vais finir par te prendre au mot. Read more