Ma boîte à New York

Ma boîte à New York

Boite

Aujourd’hui, j’ai ouvert ma boîte à New York. C’est une jolie boîte en carton avec un tiroir coulissant, sur laquelle j’ai mis plein d’autocollants. Elle contient des souvenirs de mes années New York. Bien moins que ma tête. Bien moins que ce blog. Mais pas mal tout de même. Quand j’ouvre le tiroir, tous les papiers qui y sont jaillissent hors de la boîte. Faut dire qu’elle est blindée. J’me souviens alors l’avoir tassée et fermée avec difficulté la dernière fois. Un peu comme quand ta pote s’assoit sur ta valise pleine d’achats compulsifs new-yorkais pendant que tu tires la fermeture de toutes tes forces. Boîte ouverte, papiers étalés. Le premier truc qui attire mon regard est le billet pour les MTV Video Music Awards 2009. Ceux où Kanye avait interrompu Taylor Swift. Dans la salle, du haut de mon siège mal placé j’observais la scène pendant que les gens arrêtaient de respirer. On a cru à un gag, un truc scripté, on a fait bouhhhhh de toutes nos forces ; puis la cérémonie a continué comme si de rien n’était. Kanye, une bouteille et Amber Rose à la main, s’était faufilé avant la fin. Ce n’est qu’en rallumant mon portable à la sortie du Radio City Music Hall, que j’ai réalisé que j’avais assisté à un épisode pop culture qui deviendrait culte pour les années à venir. Hashtag Imma let you finish but Beyoncé. Read more

New York couleur Lila

New York couleur Lila

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C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Lila. Elle aime New York plus que son mec et elle pense que son destin est là-bas. Qu’elle va tout réussir grâce à son culot et son accent français. Elle est un brin naïve, un poil bornée et un chouya chiante. Lila c’est un peu nous toutes en fait. Et elle s’y voit déjà, à New York. Arpentant 5th avenue sur pilotis, avec un shopping bag Guess et un skimmed milk latte caramel vanilla à la main. Lila va gagner la green card et partir. Débarquer au fin fond de Brooklyn, dans un quartier de retraités russes, avant de partir à la conquête de Manhattan. Et elle va devoir mettre de côté tous ses clichés, parce que New York ne fait de cadeau à personne. L’histoire de Lila, je vous la raconte dans un roman que je viens de sortir version eBook parce que c’est Noël et que vous allez tous avoir des tablettes sous le sapin. Donc en prévision de ce phénomène de masse, j’ai pris les devant et je me suis permise de mettre en ligne un p’tit livre, écrit avec amour, qui je l’espère, vous plaira autant que le blog… Read more

Me, my camera et les rappeurs

Me, my camera et les rappeurs

Je vis désormais entre Paris et New York et c’est très bien comme ça. Quand tu vois la mort de près, ça te fait voir la vie différemment. Et avec ces nouvelles lunettes sur le nez, mon cher New York me paraît un peu futile finalement. Pas que Paris soit bien mieux hein, mais sur Paname, y’a la famille. Et ça n’a pas de prix la famille… Ca n’a plus de prix. Alors depuis mon Paris tout gris, je me demande ce que je peux vous raconter de doux sur New York. J’y retourne dans quelques semaines (parce que quand même, dur de vivre sans), et j’ai le syndrome de la page blanche. J’ai l’impression d’avoir tout dit en trois ans, des concerts, aux credit cards en passant par le date, Halloween et cette éternelle love/hate relationship avec la ville… What else !? Bah il reste un p’tit quelque chose que je n’ai jamais raconté et qui rythmait pourtant mes journées… Mon job. Toutes ces années à NYC, j’ai eu un taf hors du commun et pas de tout repos ! J’ai couvert l’actualité musicale (enfin urbaine surtout) pour une chaîne française. Caméra et trépied sous le bras, tu me retrouvais chez Motown, Def Jam, Atlantic, EMI, Jive, à des concerts, des release party, des press day, le micro à la main et le point de ma cam’ sur les stars du moment. Plongée, sans masque, dans l’univers de journaliste du ter’ter au féminin… me, my camera… et les rappeurs. Read more

True blood

True blood

Tout a commencé par une fenêtre éclairée. Euh, pourquoi la lumière de chez moi est allumée ? Après un voyage de huit heures avec la très peu fameuse compagnie XL Airways, une heure de taxi à travers Brooklyn et un décalage horaire de six heures dans les dents, mon cœur bat la chamade devant cette fenêtre illuminée. Fuck. Pourquoi la lumière de mon appart est allumée alors que j’étais en voyage pendant 3 semaines ? Certes ma proprio m’avait dit qu’elle ferait quelques travaux pendant mon absence mais de là à ce qu’elle soit encore là, à minuit, le jour de mon retour, j’ai des doutes… Je paye le chauffeur, l’arrose d’un bon tip. Il dépose gentiment mes valises sur le trottoir. Dans la pénombre je vois une silhouette titubante venir dans ma direction. Ma proprio. Mais qu’est-ce qu’elle fout là? Elle me dit l’air pas net qu’elle a voulu aller acheter une part de pizza mais c’était fermé. Pas de doute, elle est bourrée. Faut savoir que cette femme de 50 ans est super quand elle est sobre. Mais bourrée, c’est l’horreur. Je lui demande si elle a oublié que je rentrais ce soir, elle me dit non. Puis elle me dit qu’on a un problème. Un GROS problème. Comme si c’était le moment. En ouvrant la porte de l’appart, je vois que la configuration du lieu a changé. Le lit est tourné, il y a un drap sur le sol, la table est poussée. Pourquoi, si elle a ‘un GROS’ problème, elle m’a pas appelée. Elle pue l’alcool et elle parle fort. Je sens que cette soirée n’est pas prête d’être finie… Read more

Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)

Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)

Dimanche 28 Août 10:00
Par où commencer… CNN en bruit de fond depuis trois jours. J’ai l’impression de faire une overdose d’Irène sans l’avoir vraiment vue. Avant de rentrer dans le vif du sujet faut que je vous explique le contexte de l’arrivée de cet ouragan… Enfin plutôt que vous compreniez l’état d’esprit des New-yorkais pour mieux appréhender la situation. En même temps j’ai pas envie de mettre tout le monde dans le même sac parce que cette ville est un melting pot difficilement descriptible en quelques lignes. Mais s’il y a bien trois mots qui la résument, ce sont individualisme, profit et consommation. On vient à NYC pour vivre son rêve, travailler dur, accomplir un but. Résultat ces New-yorkais passagers sont au boulot 15h/24, certains cumulent même plusieurs jobs, et s’ils tiennent le coup plus de quelques années, ils se sentent invincibles…fredonnant Empire State Of Mind « If I can make it here, I can make it anywhere… » En fait, le New-yorkais te le dira pas ouvertement, mais il se prend un peu pour un élu… Genre je vis dans la meilleure ville du monde et ça fait de moi quelqu’un d’extraordinaire. Pourtant, comme me l’a dit Madame Lolo un jour, à NYC tu as la même vie qu’un étudiant ici, tu vis dans une petite chambre, tu vas à la laverie pour ton linge parce que tu n’as pas de machine chez toi, tu manges dehors ou tu commandes à emporter parce que tu ne cuisines pas…. C’est tellement vrai ! Au-delà de cette vie d’ado éternel, plus que tout, le New-yorkais est un enfant gâté. Il a toujours tout à dispo, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, y compris le métro qui marche 24h/24. Bref le New-yorkais est un être très souriant en surface, agrémenté d’une once d’arrogance, d’une incapacité à cuisiner, d’une dépendance aux services 24h/24, d’un amour infini pour les iPhones et d’un sentiment indéniable d’indestructibilité. C’est dans ce contexte qu’Irène arrive. Read more

Mon 1er semi marathon à New York

Mon 1er semi marathon à New York

C’était il y a deux semaines. Samedi matin, 7h11 du mat, j’étais en train de courir autour de Prospect Park à BK et ce, pendant deux heures… Un mini challenge. Comme si le simple fait de vivre à New York n’était pas assez difficile… Ce semi marathon, j’ai décidé d’m’y pointer un peu par hasard. Y’a des trucs comme ça qu’il faut avoir fait. A défaut d’avoir mangé des tonnes de  mac & cheese ou d’avoir bu un Cosmopolitain, bah j’ai fait un semi à New York… Mais bon, j’l’ai fait sans dossard ni inscription, tel un travailleur parisien sans visa dans un resto de Manhattan. Mais j’ai quand même eu des verres de ‘Gatorade Endurance’ pendant la course, foulant le goudron au milieu de milliers d’inscrits… Même dans l’illégalité, cette course reste un souvenir ineffable. Ou presque. J’vais quand même tenter de mettre des mots sur ces quelques heures hors du commun. Read more

Retour au bercail

Retour au bercail

Je crois que j’ai été brainwashée. À coups de propagande Oncle Samienne. À trop regarder CNN, je sais ce qui se passe dans toutes les campagnes américaines, mais pas en Russie ou en Inde, ou encore moins en Europe. À trop regarder E! Entertainement, je sais ce qui se passe dans la vie de Kim, Kloe et Kourtney Kardashian mais pas dans la vie des gens qui comptent. Et à dépenser des sous sans arrêt, je sais combien coûtent des baskets Y-3 mais pas le loyer de mes parents. J’rêve ou j’oublie c’qui est important ? Je suis plus apte à reconnaître les stars de la télé-réalité-soupe U.S que nos ministres ou joueurs de foot, voire certains de mes nouveaux cousins/cousines. Il s’est passé quoi là ? Je me suis tout simplement fondue dans la masse. J’ai voulu vivre à la française, garder le contact et mon béret, puis, au bout de quelques mois, ça a vrillé en vie à l’américaine. Je me suis retrouvée, mangeant des crevettes frites et des cheesecakes, découvrant les sœurs Kardash’ et lisant avec honte les magazines people lorsque j’allais me faire faire les ongles, oubliant d’envoyer le mail hebdomadaire promis à mes tatas ou souhaitant les anniversaires avec une semaine de retard. Après 18 mois sur place, moi aussi je dis « Oh My God » niaisement (sans faire exprès), je raconte mes histoires de dates à mes copines américaines en terrasse dans le Meat Packing District sirotant mon coca light, et j’en suis presque au point de manger du pop corn au cinéma. L’exception culturelle se meurt. Mes racines s’effacent. Je veillais à acheter une baguette de pain par semaine. Je tiens difficilement le rythme d’une par mois. Damn ! J’ai dû changer. Et ça, je le réalise surtout quand je rentre en France. Parce que le choc culturel est inévitable… Read more