True blood

True blood

Tout a commencé par une fenêtre éclairée. Euh, pourquoi la lumière de chez moi est allumée ? Après un voyage de huit heures avec la très peu fameuse compagnie XL Airways, une heure de taxi à travers Brooklyn et un décalage horaire de six heures dans les dents, mon cœur bat la chamade devant cette fenêtre illuminée. Fuck. Pourquoi la lumière de mon appart est allumée alors que j’étais en voyage pendant 3 semaines ? Certes ma proprio m’avait dit qu’elle ferait quelques travaux pendant mon absence mais de là à ce qu’elle soit encore là, à minuit, le jour de mon retour, j’ai des doutes… Je paye le chauffeur, l’arrose d’un bon tip. Il dépose gentiment mes valises sur le trottoir. Dans la pénombre je vois une silhouette titubante venir dans ma direction. Ma proprio. Mais qu’est-ce qu’elle fout là? Elle me dit l’air pas net qu’elle a voulu aller acheter une part de pizza mais c’était fermé. Pas de doute, elle est bourrée. Faut savoir que cette femme de 50 ans est super quand elle est sobre. Mais bourrée, c’est l’horreur. Je lui demande si elle a oublié que je rentrais ce soir, elle me dit non. Puis elle me dit qu’on a un problème. Un GROS problème. Comme si c’était le moment. En ouvrant la porte de l’appart, je vois que la configuration du lieu a changé. Le lit est tourné, il y a un drap sur le sol, la table est poussée. Pourquoi, si elle a ‘un GROS’ problème, elle m’a pas appelée. Elle pue l’alcool et elle parle fort. Je sens que cette soirée n’est pas prête d’être finie… Read more

Publicités
Mon livre commencera peut-être ainsi…

Mon livre commencera peut-être ainsi…

I wake up, a ray of light in the left eye, the voice of a steward with a strong American accent in the ears. « Ladies and gentlemen, we begin our descent to JFK airport, please return to your seat and fasten your seatbelt. » I look through the tiny window. We are above the ocean. Then I see a long seashore reminding me of my flights to Nice. My neighbor tells me it is Long Island. At least that’s what I understand from her ‘oh so long’ sentences. She continues to speak and I’m thinking that our English classes in high school don’t prepare us for real conversation. I smile politely and return to my view, watching the world from the sky. We are now over New York. I have butterflies in my stomach. My dream is so close. And I’m happy. I’ve often heard « If you make it here, you can make it anywhere. » We’ll see if it’s true. Read more

Travelin’ Portrait #6 : Layla Demay

Travelin’ Portrait #6 : Layla Demay

Faut que je vous fasse une confession. Si je n’étais pas tombée sur le livre de Layla à l’automne 2008 chez Boulimier à St Michel, dans le bac « Autobiographies » alors que je cherchais la bio d’Angela Davis, je n’aurais peut être pas lancé ce blog. Après un rapide coup d’œil sur la 4ème de couv’ : « Le lifestyle des New-Yorkaises est aussi enivrant que déroutant (…) Si vous pensez que l’Occidentale est névrosée, alors pas de doute, la New-Yorkaise est au stade terminal », je fais un grand sourire comme si j’avais mis la main sur un ticket de loterie gagnant. Ça n’avait rien d’une bio. C’était juste mal rangé. Mais avec une telle punchline fallait que j’achète ce livre. Comme souvent, le hasard fait bien les choses. Je revenais d’un été à New York et je ne savais pas encore que je repartais m’y installer. Mais ce bouquin a été un boosteur d’envie, une source d’inspiration. Et rencontrer son auteure est un ravissement digne d’un plongeon dans une piscine de Dragibus, de Pimps framboise et de mini Savane Brossard. En un peu moins chimique et sucré. Read more

Quand Brooklyn rencontre Paris

Quand Brooklyn rencontre Paris

Quand Brooklyn rencontre Paris, l’effet est assuré ! Bon, on va dire que Brooklyn est incarné par mon ami Mandela ok. Créatif, cadreur, monteur de talent, il était parti en voyage en Afrique et a fini son circuit à Paris avant de rentrer à New York. Et là, coup de foudre ! Il a adoré notre ville et n’arrête pas d’en parler depuis qu’il est de retour. Tout l’a secoué, l’harmonie du lieu, les gens, l’architecture, le métro, la nourriture. Bref, notre Brooklynite est tombé amoureux de Paris, et pour faire les choses bien, il l’a immortalisé, et pas qu’un peu. En voyant ses photos je n’ai pu me retenir de lui demander si je pouvais en publier quelques unes sur mon blog. Pourquoi ? Parce que je parle sans arrêt du New York vu par mes yeux de Parisienne, mais pourquoi pas, le temps d’un post, présenter Paris vu par un New-yorkais, Brooklynite, de mon quartier qui plus est ! Read more

Mon premier vol en A380

Mon premier vol en A380

Damn, j’ai erré dans Paris une dizaine de jours pour familly/business raisons en mode tourista avec mes Jordan, mon entrée libre SFR 5-euros-texto et mon pass Navigo « Découverte » sans photo, acheté en même temps que des vacanciers Allemands. Hum. Mes zones de prédilections étaient bon-gré mal-gré le 92100 et le 92110. Pour me motiver j’me disais : « Si j’additionne les centaines on arrive presque au code postal qui a bercé ma jeunesse 90210 ; Boulbi-Clichy vont p’t’être avoir des allures de Beverly Hills ? » Mais en fait…non, ça n’a pas marché. En plus, j’ai raté les Oscars, le lancement US de Telephone et de Beamer Benz or Bentley, la collection Jean Paul Gaultier pour Target et sûrement plein d’autres trucs existentiels. Et puis surtout j’ai pas blogger depuis un bail. Mais familly always comes first. La bonne nouvelle c’est que pour transporter mon fessier 2.0 du 92 izi, j’ai pris le modeste A380, dernier né de mon nouveau meilleur ami Air France. Et ça, ça valait bien les 500 euros que j’leur ai lâché. Parce que faut l’avouer, l’A380 c’est un peu le Lady Gaga du ciel quoi… Read more

Travelin’ Portrait #2 : Armen

Travelin’ Portrait #2 : Armen

Chose promise chose due. Chaque premier du mois, je vous présente un Français qui fait son trou à New York. Alors après Corentin du G-G-G-G-Unit, voici Armen (au milieu sur la photo), le réalisateur et photographe hip hop le plus talentueux de France et de Navarre. Possible que son nom ne te dise rien, pourtant je suis sûre que t’as vu ses photos et vidéos plus d’une fois. C’est lui qui a entre autres, réalisé les clips de l’album Ouest Side de Booba (Garde Le Pêche, Boulbi, Pitbull, Au Bout Des Rêves). Mais pas que. Il signe la pochette de l’album du 113, Sandy Cossett, Perla Lama, Booba ou le dernier Kayna Samet. Alors forcement, après avoir bossé avec les meilleurs artistes urbains de France, et même des États-Unis puisqu’il a photographié Jay-Z, Fifty ou encore Kanye, la next step pour lui était d’aller voir outre Atlantique ce qui s’y passait. C’est désormais chose faite. 3 ans qu’Armen vit à New York et il est pas prêt de revenir. Son visa vient d’être prolongé et ses contrats se multiplient. D’ailleurs là, il est en Californie en train de tourner le nouveau clip de Mélanie Fiona. Itinéraire d’un autodidacte exemplaire. Read more

New York vs. Paris – Mes différences

New York vs. Paris – Mes différences

Déjà un an à New York. Alors après en avoir passés plus de 20 à Paris, les différences m’ont, dans un premier temps sautées aux yeux. Pourtant, vu qu’on a grandi biberonnés à la culture américaine via notre petit écran, on pense que New York n’a pas de secret pour nous. Tadam… Raté. Tu savais que les Américains bouffaient du bacon le matin, oui, merci Brandon & Brenda, Miss Fran, Al Bundi et autres amis d’Outre Atlantique, mais savais-tu que mes makis saumon/avocat n’ont plus la même saveur parce que les Américains ne connaissent pas la sauce sucrée chez le japonais? Non hein ! Qu’il n’y a jamais de poivre sur la table au resto mais qu’on vient te le rajouter dans ton assiette à la demande « Fresh pepper ? », que tu ne peux pas sortir dans un bar si tu n’as pas 21 ans, pièce d’identité à l’appui, que les voitures sont tellement grosses que quand un Américain voit une Smart dans la rue (y’en a genre 8 à New York), il s’arrête, la prend en photo, la montre du doigt et rigole tout seul, ou bien que Lacoste c’était la classe ultime ? La liste et longue, sans prétention et surtout non exhaustive. Alors voilà, je vous montre mes différences culturelles, celles qui me marquent encore aujourd’hui, celles qui vont plus loin que les comparaisons touristiques. Celles qu’on ressent quand on vit ici. Read more