BX is the new BK

BX is the new BK

bagel1Voilà trois ans que je suis rentrée. Trois ans que j’ai troqué Brooklyn pour Boulbi, le bagel pour la baguette, le ciel bleu pour le gris, la liberté pour un carcan…tout petit. Paris. Trois ans que quand je dis ‘C’est possible’, personne me croit. Trois ans qu’on ne me prend plus pour une latina (Pendant ce temps, mon confrère marocain French Montana continue de berner les plus dupes). Trois ans que j’croise des gens qui idolâtrent la Grosse Pomme sans y avoir mis les pieds ; rêveurs d’une ville qui ne dort jamais. Trois ans que je n’aime pas Paris à sa juste valeur. Pourtant j’en suis sa plus digne ambassadrice dès que je m’en éloigne. Alors, c’est p’t’être le moment. De m’en éloigner. Après tout, si comme un visa H1B l’amour dure trois ans, l’heure est au foutre le camp. (Et puis l’ambiance est un peu tendue en ce moment…) Mais où ? Read more

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New York couleur Lila

New York couleur Lila

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C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Lila. Elle aime New York plus que son mec et elle pense que son destin est là-bas. Qu’elle va tout réussir grâce à son culot et son accent français. Elle est un brin naïve, un poil bornée et un chouya chiante. Lila c’est un peu nous toutes en fait. Et elle s’y voit déjà, à New York. Arpentant 5th avenue sur pilotis, avec un shopping bag Guess et un skimmed milk latte caramel vanilla à la main. Lila va gagner la green card et partir. Débarquer au fin fond de Brooklyn, dans un quartier de retraités russes, avant de partir à la conquête de Manhattan. Et elle va devoir mettre de côté tous ses clichés, parce que New York ne fait de cadeau à personne. L’histoire de Lila, je vous la raconte dans un roman que je viens de sortir version eBook parce que c’est Noël et que vous allez tous avoir des tablettes sous le sapin. Donc en prévision de ce phénomène de masse, j’ai pris les devant et je me suis permise de mettre en ligne un p’tit livre, écrit avec amour, qui je l’espère, vous plaira autant que le blog… Read more

New York 101 (prononced One-O-One)

New York 101 (prononced One-O-One)

nyc101Aéroport JFK. Huit heures de vol, les yeux qui collent et le ventre qui ne se remet pas de l’omelette servie au repas. Pas idéal pour faire bonne impression à votre future ville préférée, hein ? Allez, un coup de Jay-Z et Alicia Keys dans les oreilles, une grande inspiration et c’est parti ! On oublie la fatigue et la nausée, New York, vous l’avez aperçue sous tous ses angles à la télé, au cinéma et dans les magazines. Aujourd’hui, l’heure est à la rencontre IRL. Et vous verrez, à peine un pied en son cœur, vous serez happés par son rythme, sa musique, sa prestance. On part à la découverte de ce nouveau monde. Et accessoirement de ses nouveaux codes. Car…oui, dans la Big apple, il faut revoir ses habitudes. On troque la bise contre un hug, la baguette contre un bagel, le croque monsieur contre un hot dog, l’expresso contre un americano, le bonjour contre un hello. Finis la mine et le ciel gris, tout le monde a le sourire, les vendeurs demandent comment on va, (« Heu, c’est à moi qu’il parle ?… fine, thank you ») et tout ressemble exactement à ce qu’on a vu dans les films. A ce moment là, on pense très fort « Hello paradise »… Bah oui, c’est vrai qu’à première vue, New York a des allures de paradis urbain. Bonne humeur, énergie, gratte ciels, soldes à tout va, la ville ne dort pas. Jamais. Métro 24/24, boutiques 24/24, restos 24/24. No day off. Un autre monde. Si proche et familier. Mais si différent. Alors histoire de vous éviter des gros fails en terre new-yorkaise (genre crier à son/sa chéri(e) « Doudou, where are you » dans la rue, alors que doudou aux US ça veut dire caca), je vous donne le minimum vital pour mieux connaître New York. Et quelques adresses en prime. A bon entendeur, salute ! Read more

Prison Break

Prison Break

prison-break

Il se passe toujours le même scenario. « Ah t’as vécu à New York, c’est génial. Mais attend pourquoi t’es rentrée, t’es folle. Ah, pour raisons personnelles ? Je vois, ça sent la rupture sentimentale cette excuse. Tu as toujours ton visa ? Et tu avais toujours ton taf ? Ah bah dis donc ce devait être du sérieux avec ce mec. » Et là tu aimerais bien lui expliquer qu’une rupture sentimentale, ce serait le cadet de tes soucis comparé à l’épreuve traversée l’année dernière. Retour précipité, vie chamboulée, monde effondré. Mais tu connais ce couple d’amis d’amis que depuis deux minutes trente et tu ne peux pas les envoyer chier. Alors tu bois ton Perrier cul sec, et tu t’excuses « Je vais faire pipi, à plus tard ». Au petit coin, tu en profites pour prendre une grande bouffée d’air, aussi nauséabond soit-il, et tu essuies les larmes qui pointaient le bout de leur nez. Et en parlant de nez, cette goutte là, on essuie aussi. Tu ressors des chiottes aussi fraîche qu’une fleur fanée. Ce soir, c’est sûr, tu ne parleras plus de New York. Du moins plus avec des inconnus-en-mode-fans-de. Après tout, y’a d’autres choses à évoquer. Tu viens de prendre une année presque sabbatique. Appelons ça une année sympathique. Loin de la Big Apple et de la routine. Loin du confort et des magazines. Alors parlons plutôt du présent et laissons le passé aux pages de ce blog…

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Les impatriés (la suite)

Les impatriés (la suite)

30 rock

Si vous n’avez pas lu cet article du Monde, faites-le. Il raconte le retour en France compliqué de bon nombre d’expats ; les appelants avec familiarité, « les impats ». Néologisme sympa, mais surtout nécessaire. Et oui, c’est qu’il n’y a pas de mot pour nous désigner, nous, expats’ de retour. L’article est bon, vraiment, et il explique comment on en arrive à se sentir étranger chez soi, le cul entre deux chaises, ici et là-bas. Marion en VO en sait quelque chose, elle vient de se faire licencier à NYC et raconte son aventure avec un réalisme poignant. Retour à la case départ, donc pour beaucoup d’expats. NYC la ville d’adoption, Paris la hometown. Et après ? En quatre ans, j’ai vu tous mes potes ou presque repartir, avec ou sans sourire. « L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Alors, JFK → CDG, ça se fait sans heurt ? Pas sans stigmate, en tout cas. Read more

Cette aveuglante absence de lumière

Cette aveuglante absence de lumière

Elle te fait serrer fort ton oreiller avant de dormir, flirte avec tes songes et retarde le réveil. Elle rend chaque silence pesant, fait danser les pensées sombres et courtise la nostalgie. Elle complote avec l’ennui, sème le doute et s’incruste même dans les souvenirs joyeux. Elle débarque en pleine réunion, en plein diner, en plein footing, à l’improviste, toujours, et elle te met à genoux, à terre, à nu. Elle t’enlève le peu de confiance qu’il te reste et te plonge dans le vide. Elle te perce le cœur et te fait regretter ta famille, ta routine, ton pays, tes amis, et même tes ex et tes ennemis. Quand la solitude new-yorkaise s’abat sur toi comme un vautour sur sa proie, la tac-tic c’est l’attaque. Pas le choix. C’est dur, oui, mais si tu relèves pas la tête, tu risques de passer à côté de la chance de ta vie à cause d’un vague à l’âme lâche, mou, éphémère. Et quand tu viens vivre seul dans la ville la plus peuplée des States, miss solitude te fait forcement payer le prix fort à ton arrivée. Read more

Sans alcool, la fête est plus folle

Sans alcool, la fête est plus folle

Je ne bois pas d’alcool. Vous n’imaginez pas le nombre de serveurs que j’ai déprimés, le nombre de gens que j’ai choqués, le nombre de gars que j’ai découragés, le nombre de personnes que j’ai intriguées, le nombre de jus ‘orange/cranberries’ que j’ai descendus… Parce que c’est de loin la boisson sans alcool la plus buvable qu’ils proposent aux States. (Ah oui, j’aime pas les trucs qui pétillent !). Le jus d’orange c’est réservé au p’tit déj, le jus de cranberries c’est fadasse. Mais les deux ensemble, c’est un peu un match made in heaven. C’est vraiment bon. Mais pas bon au point d’en descendre 5 dans la soirée quoi. Donc souvent, mes quelques get together avec des potes pour ‘boire un verre’ se terminaient après un ou deux jus ‘orange/cranberries’ et avant que eux ne soient trop cuits. Ne pas boire a fait de moi une sorte de phénomène de foire suscitant à chaque fois d’incroyables questions, qui à la longue ne m’étonnaient même plus… Read more