L’important c’est le voyage, pas la destination

L’important c’est le voyage, pas la destination

montagemeriem

Écrire. C’est New York qui m’a appris à écrire. Capter l’attention, faire voyager, émouvoir. Mes converses aux pieds, mon BlackBerry (2009 les mecs !) à la main, je vagabondais au gré des rues de Manhattan et Brooklyn. J’immortalisais ces instants d’infini avec quelques mots, sauvegardés à la va-vite dans mon téléphone… Et toujours cette sensation de déjà vu. Où avais-je aperçu cette scène, cette façade, ce bâtiment, ce musicien ? A la télé, au cinéma, ou dans mes rêves ? New York est devenu mon terrain de jeu. Les règles n’étaient plus les mêmes qu’à Paris. La Pomme menait la danse et je suivais ses pas tant bien que mal. J’ai failli perdre plus d’une fois mais bon, j’ai une endurance de marathonienne et je suis plus bornée que la plus bornée de tes copines. Alors j’ai continué à jouer et j’me suis appropriée le terrain, même si on était plus de 8 millions à en vouloir un bout. Read more

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Hustle hard

Hustle hard

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Avant de me la couler douce à New York, j’ai fait comme tout le monde : je suis partie plusieurs semaines tâter le terrain, à la recherche d’une opportunité. Un périple inoubliable que beaucoup d’entre vous ont connu. Plus même, une étape quasi-indispensable pour mieux appréhender la ville et expérimenter New York pour le meilleur, comme pour le pire… J’en retrace quelques moments clés, en gifs animés ! Read more

Something New

Something New

« Za-bi-hall?! ». J’écarquille un peu plus les yeux. Elle vient de répéter cette combinaison mystère déjà deux fois et j’ai beau chercher, je comprends pas. « Zabihall like…what? ». Elle me regarde avec mépris. Pas moi, j’suis cool. Je prends même mon air touchée, comme le Chat Potté dans Shrek… Ses faux-cils épais, ses ongles tricolores, sa bouche rose bonbon et ses cheveux blonds et rouges contrastent avec sa tenue. Elle a un uniforme bien trop grand pour elle, en coton bleu marine et une casquette rouge qui penche sur le côté droit. Cette femme est un arc-en-ciel. Je suis fascinée. « Mam’ u holding the line, anything else? » « No that will be all thanks ». Et là je réalise que depuis taleur elle me dit « that’d be all / zabihall » avec son-accent-du-sud-y’all. Damn. Quelques minutes plus tard, sa collègue crie ‘Number 61’. Je me manifeste. Elle me tend un sac en papier tout chaud contenant un Filet-O-Fish, une frite, qui s’avérera très salée, une sauce barbecue, obtenue gratuitement puis elle se retourne pour attraper un ice tea gigantesque dans un gobelet aux couleurs des Saints, l’équipe locale de foot… Je sors du McDo de Canal street, contemplant cette boisson qui, a elle seule étancherait la soif de tous les habitants de la Louisiane. Car oui… Vous l’aurez deviné… Me voilà au pays des beignets, de Mardi Gras et des ouragans… Cette ville fascinante que je surnommerai désormais la Nouvelle « za-bi-hall » Orléans. Boom !

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Me, my camera et les rappeurs

Me, my camera et les rappeurs

Je vis désormais entre Paris et New York et c’est très bien comme ça. Quand tu vois la mort de près, ça te fait voir la vie différemment. Et avec ces nouvelles lunettes sur le nez, mon cher New York me paraît un peu futile finalement. Pas que Paris soit bien mieux hein, mais sur Paname, y’a la famille. Et ça n’a pas de prix la famille… Ca n’a plus de prix. Alors depuis mon Paris tout gris, je me demande ce que je peux vous raconter de doux sur New York. J’y retourne dans quelques semaines (parce que quand même, dur de vivre sans), et j’ai le syndrome de la page blanche. J’ai l’impression d’avoir tout dit en trois ans, des concerts, aux credit cards en passant par le date, Halloween et cette éternelle love/hate relationship avec la ville… What else !? Bah il reste un p’tit quelque chose que je n’ai jamais raconté et qui rythmait pourtant mes journées… Mon job. Toutes ces années à NYC, j’ai eu un taf hors du commun et pas de tout repos ! J’ai couvert l’actualité musicale (enfin urbaine surtout) pour une chaîne française. Caméra et trépied sous le bras, tu me retrouvais chez Motown, Def Jam, Atlantic, EMI, Jive, à des concerts, des release party, des press day, le micro à la main et le point de ma cam’ sur les stars du moment. Plongée, sans masque, dans l’univers de journaliste du ter’ter au féminin… me, my camera… et les rappeurs. Read more

11 Septembre – 9 ans après…

11 Septembre – 9 ans après…

Je ne suis pas à New York pour les 10 ans, donc pas d’article sur mes impressions… A défaut de regarder toutes les émissions-anniversaire qui vous attendent sur le petit écran dimanche, vous pouvez vous délecter de cet article de terrain écrit l’année dernière….

Deuxième 11 septembre à New York. L’année dernière, Jay-Z avait volé la vedette à la mémoire des Twin Towers en sortant son « Blue Print III » et en donnant un concert au Madison Square Garden retransmis en direct à la télé, avec la crème des artistes du moment. « Empire State Of Mind » battait son plein. On avait une excuse pour faire la fête. Même en jour de deuil. En fait jusqu’à aujourd’hui, je ne m’étais jamais rendu compte de la profondeur de cette désolation nationale. Parce que cette année, pas grand-chose ne peut détourner notre attention de ce jour si spécial à New York. Déjà c’est un samedi donc on bosse pas et fatalement on y pense. Ensuite, y’a tellement de polémiques autour, bah qu’on y pense encore plus, qu’on prend position, qu’on en parle au resto, au café, ou par bbm. J’ai eu pitié pour ce pasteur qui a annoncé vouloir brûler le Coran, ou même pour ce débat autour d’un centre culturel islamique à deux blocks de Ground Zéro, alors qu’il y avait une salle de prière dans les tours, et qu’avant qu’elles disparaissent, personne ne s’en offusquait. Et puis y’a toute cette confusion ambiante sur fond de God Bless America, avec au milieu l’Aid et Shana Tova… Read more