Tu sais que t’as encore New York dans la peau quand…

Tu sais que t’as encore New York dans la peau quand…

nyc

…Tu t’embrouilles avec les gens parce qu’ils confondent Clinton Hill et Clinton Washington à Brooklyn. Ou pire, l’Upper East et l’Upper West. Et ceux qui savent même pas qu’Harlem est à Manhattan, tu les rayes de ta vie… Bref.

…Tu vas au Starbucks tous les jours. Même si c’est cher. Même si c’est pas comme là-bas. Même si tu te prends une douille et qu’ils écrivent ton prénom sans faute. Bonjour, un café latte avec supplément caramel et un cheesecake coulis framboise. 11€. Merci. Read more

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Life is a (Miami) beach…

Life is a (Miami) beach…

beachingUn maillot de bain, deux douches, trois repas, quatre litres d’eau, cinq semaines. Routine quotidienne rythmée. J’attendais ce voyage avec impatience. Il s’est avéré encore plus cool qu’imaginé. Mais je ne vais pas vous raconter mes journées bercées par la houle parce qu’elles sont assez similaires aux vôtres quand vous êtes à la mer. Je suis en tongs Havaianas bleues turquoises 24/7 et je vais à la plage, à la piscine, je mange des salades en terrasse et je me ballade près de la mer le soir, avec une Häagen-Dazs Dulce de leche dans la main, en Havaianas, toujours. Des lundis au soleil, tous les jours. Ce que j’aimerais partager avec vous, c’est surtout mon ressenti sur la beauté de cet endroit, pourtant entaché d’une réputation bizarre. Boobs land et ses clubbeuses siliconées, Booba land et les bastons entre rappeurs français, Beef land et ses bodybulders sous cachets, Berk land et ses Eurotrash dépravés. C’est vrai que le soir, South Beach change de visage et devient un brin moins présentable. Faut juste pas se laisser berner par le paraître. L’être n’est pas bien loin. Mon Miami à moi, il rime avec soleil, sport, art déco, sourire, yummy, et petits prix… Le reste j’ai choisi de l’esquiver. En plus de mon ressenti, je vais aussi partager avec vous quelques bonnes adresses. So sit back, relax, and enjoy the ride ! Read more

Les impatriés (la suite)

Les impatriés (la suite)

30 rock

Si vous n’avez pas lu cet article du Monde, faites-le. Il raconte le retour en France compliqué de bon nombre d’expats ; les appelants avec familiarité, « les impats ». Néologisme sympa, mais surtout nécessaire. Et oui, c’est qu’il n’y a pas de mot pour nous désigner, nous, expats’ de retour. L’article est bon, vraiment, et il explique comment on en arrive à se sentir étranger chez soi, le cul entre deux chaises, ici et là-bas. Marion en VO en sait quelque chose, elle vient de se faire licencier à NYC et raconte son aventure avec un réalisme poignant. Retour à la case départ, donc pour beaucoup d’expats. NYC la ville d’adoption, Paris la hometown. Et après ? En quatre ans, j’ai vu tous mes potes ou presque repartir, avec ou sans sourire. « L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Alors, JFK → CDG, ça se fait sans heurt ? Pas sans stigmate, en tout cas. Read more

Cette aveuglante absence de lumière

Cette aveuglante absence de lumière

Elle te fait serrer fort ton oreiller avant de dormir, flirte avec tes songes et retarde le réveil. Elle rend chaque silence pesant, fait danser les pensées sombres et courtise la nostalgie. Elle complote avec l’ennui, sème le doute et s’incruste même dans les souvenirs joyeux. Elle débarque en pleine réunion, en plein diner, en plein footing, à l’improviste, toujours, et elle te met à genoux, à terre, à nu. Elle t’enlève le peu de confiance qu’il te reste et te plonge dans le vide. Elle te perce le cœur et te fait regretter ta famille, ta routine, ton pays, tes amis, et même tes ex et tes ennemis. Quand la solitude new-yorkaise s’abat sur toi comme un vautour sur sa proie, la tac-tic c’est l’attaque. Pas le choix. C’est dur, oui, mais si tu relèves pas la tête, tu risques de passer à côté de la chance de ta vie à cause d’un vague à l’âme lâche, mou, éphémère. Et quand tu viens vivre seul dans la ville la plus peuplée des States, miss solitude te fait forcement payer le prix fort à ton arrivée. Read more

Something New

Something New

« Za-bi-hall?! ». J’écarquille un peu plus les yeux. Elle vient de répéter cette combinaison mystère déjà deux fois et j’ai beau chercher, je comprends pas. « Zabihall like…what? ». Elle me regarde avec mépris. Pas moi, j’suis cool. Je prends même mon air touchée, comme le Chat Potté dans Shrek… Ses faux-cils épais, ses ongles tricolores, sa bouche rose bonbon et ses cheveux blonds et rouges contrastent avec sa tenue. Elle a un uniforme bien trop grand pour elle, en coton bleu marine et une casquette rouge qui penche sur le côté droit. Cette femme est un arc-en-ciel. Je suis fascinée. « Mam’ u holding the line, anything else? » « No that will be all thanks ». Et là je réalise que depuis taleur elle me dit « that’d be all / zabihall » avec son-accent-du-sud-y’all. Damn. Quelques minutes plus tard, sa collègue crie ‘Number 61’. Je me manifeste. Elle me tend un sac en papier tout chaud contenant un Filet-O-Fish, une frite, qui s’avérera très salée, une sauce barbecue, obtenue gratuitement puis elle se retourne pour attraper un ice tea gigantesque dans un gobelet aux couleurs des Saints, l’équipe locale de foot… Je sors du McDo de Canal street, contemplant cette boisson qui, a elle seule étancherait la soif de tous les habitants de la Louisiane. Car oui… Vous l’aurez deviné… Me voilà au pays des beignets, de Mardi Gras et des ouragans… Cette ville fascinante que je surnommerai désormais la Nouvelle « za-bi-hall » Orléans. Boom !

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Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)

Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)

Dimanche 28 Août 10:00
Par où commencer… CNN en bruit de fond depuis trois jours. J’ai l’impression de faire une overdose d’Irène sans l’avoir vraiment vue. Avant de rentrer dans le vif du sujet faut que je vous explique le contexte de l’arrivée de cet ouragan… Enfin plutôt que vous compreniez l’état d’esprit des New-yorkais pour mieux appréhender la situation. En même temps j’ai pas envie de mettre tout le monde dans le même sac parce que cette ville est un melting pot difficilement descriptible en quelques lignes. Mais s’il y a bien trois mots qui la résument, ce sont individualisme, profit et consommation. On vient à NYC pour vivre son rêve, travailler dur, accomplir un but. Résultat ces New-yorkais passagers sont au boulot 15h/24, certains cumulent même plusieurs jobs, et s’ils tiennent le coup plus de quelques années, ils se sentent invincibles…fredonnant Empire State Of Mind « If I can make it here, I can make it anywhere… » En fait, le New-yorkais te le dira pas ouvertement, mais il se prend un peu pour un élu… Genre je vis dans la meilleure ville du monde et ça fait de moi quelqu’un d’extraordinaire. Pourtant, comme me l’a dit Madame Lolo un jour, à NYC tu as la même vie qu’un étudiant ici, tu vis dans une petite chambre, tu vas à la laverie pour ton linge parce que tu n’as pas de machine chez toi, tu manges dehors ou tu commandes à emporter parce que tu ne cuisines pas…. C’est tellement vrai ! Au-delà de cette vie d’ado éternel, plus que tout, le New-yorkais est un enfant gâté. Il a toujours tout à dispo, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, y compris le métro qui marche 24h/24. Bref le New-yorkais est un être très souriant en surface, agrémenté d’une once d’arrogance, d’une incapacité à cuisiner, d’une dépendance aux services 24h/24, d’un amour infini pour les iPhones et d’un sentiment indéniable d’indestructibilité. C’est dans ce contexte qu’Irène arrive. Read more

Party in the USAAAAA (*Miley Cyrus voice*)

Party in the USAAAAA (*Miley Cyrus voice*)

Party people. Je sais que je n’ai jamais de contenu pour satisfaire votre soif de rhum coca. Mais cette époque est révolue. Voici le seul et unique post que je consacrerai aux BOÎTES DE NUIT à NYC. Bien évidement je n’ai pas pu l’écrire seule. Ceux qui me connaissent savent à quel point il est difficile de me sortir de chez moi passé 21h. Alors passé minuit…voilà quoi. Pourtant, je sais que beaucoup d’entre vous viennent à NYC pour acheter des baskets, manger au Burger King et boire du Ciroc ou du Nuvo en faisant la fête. Alors pour la faire bien, suivez la guide, enfin plutôt le guide, Fabien Desgroux, le gourou parisien de la nuit new-yorkaise… Read more