Portrait d’expat : Martin aka DJ Just Chill

Portrait d’expat : Martin aka DJ Just Chill

JustChill

Oh well. Quand on lit ou regarde des portraits de Français à New York, c’est souvent pour mettre en lumière des traders, des grands chefs, ou des fashion designers. Voilà les trois domaines dans lesquels les Français officient à New York à en croire nos écrans et nos magazines : cash, food, fashion. Mais non ! La ville concentre plus de huit millions d’habitants. Parmi eux, 15 000 sont Français (Census 2013). Loin des podiums, des boulangeries et de la bourse, certains se sont frayés un chemin bien différent. Ils sont venus à New York pour réussir, bercés par un beat qui leur trottait dans la tête depuis l’adolescence. Bercés par un beat hip hop. On est pas mal dans ce cas, et à l’époque, souvenez-vous, je vous avais raconté les histoires de certains de ces cool kids, Corentin, Armen, Diesel, Layla, Lolo, Rudy et Fred. Et bien j’aimerais ajouter celui de Martin, aka DJ Just Chill, aka hustler en costard, aka entrepreneur 3D. Itinéraire d’une love story en deux mi-temps avec NYC. Read more

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BX is the new BK

BX is the new BK

bagel1Voilà trois ans que je suis rentrée. Trois ans que j’ai troqué Brooklyn pour Boulbi, le bagel pour la baguette, le ciel bleu pour le gris, la liberté pour un carcan…tout petit. Paris. Trois ans que quand je dis ‘C’est possible’, personne me croit. Trois ans qu’on ne me prend plus pour une latina (Pendant ce temps, mon confrère marocain French Montana continue de berner les plus dupes). Trois ans que j’croise des gens qui idolâtrent la Grosse Pomme sans y avoir mis les pieds ; rêveurs d’une ville qui ne dort jamais. Trois ans que je n’aime pas Paris à sa juste valeur. Pourtant j’en suis sa plus digne ambassadrice dès que je m’en éloigne. Alors, c’est p’t’être le moment. De m’en éloigner. Après tout, si comme un visa H1B l’amour dure trois ans, l’heure est au foutre le camp. (Et puis l’ambiance est un peu tendue en ce moment…) Mais où ? Read more

Les impatriés (la suite)

Les impatriés (la suite)

30 rock

Si vous n’avez pas lu cet article du Monde, faites-le. Il raconte le retour en France compliqué de bon nombre d’expats ; les appelants avec familiarité, « les impats ». Néologisme sympa, mais surtout nécessaire. Et oui, c’est qu’il n’y a pas de mot pour nous désigner, nous, expats’ de retour. L’article est bon, vraiment, et il explique comment on en arrive à se sentir étranger chez soi, le cul entre deux chaises, ici et là-bas. Marion en VO en sait quelque chose, elle vient de se faire licencier à NYC et raconte son aventure avec un réalisme poignant. Retour à la case départ, donc pour beaucoup d’expats. NYC la ville d’adoption, Paris la hometown. Et après ? En quatre ans, j’ai vu tous mes potes ou presque repartir, avec ou sans sourire. « L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Alors, JFK → CDG, ça se fait sans heurt ? Pas sans stigmate, en tout cas. Read more

Retour au bercail

Retour au bercail

Je crois que j’ai été brainwashée. À coups de propagande Oncle Samienne. À trop regarder CNN, je sais ce qui se passe dans toutes les campagnes américaines, mais pas en Russie ou en Inde, ou encore moins en Europe. À trop regarder E! Entertainement, je sais ce qui se passe dans la vie de Kim, Kloe et Kourtney Kardashian mais pas dans la vie des gens qui comptent. Et à dépenser des sous sans arrêt, je sais combien coûtent des baskets Y-3 mais pas le loyer de mes parents. J’rêve ou j’oublie c’qui est important ? Je suis plus apte à reconnaître les stars de la télé-réalité-soupe U.S que nos ministres ou joueurs de foot, voire certains de mes nouveaux cousins/cousines. Il s’est passé quoi là ? Je me suis tout simplement fondue dans la masse. J’ai voulu vivre à la française, garder le contact et mon béret, puis, au bout de quelques mois, ça a vrillé en vie à l’américaine. Je me suis retrouvée, mangeant des crevettes frites et des cheesecakes, découvrant les sœurs Kardash’ et lisant avec honte les magazines people lorsque j’allais me faire faire les ongles, oubliant d’envoyer le mail hebdomadaire promis à mes tatas ou souhaitant les anniversaires avec une semaine de retard. Après 18 mois sur place, moi aussi je dis « Oh My God » niaisement (sans faire exprès), je raconte mes histoires de dates à mes copines américaines en terrasse dans le Meat Packing District sirotant mon coca light, et j’en suis presque au point de manger du pop corn au cinéma. L’exception culturelle se meurt. Mes racines s’effacent. Je veillais à acheter une baguette de pain par semaine. Je tiens difficilement le rythme d’une par mois. Damn ! J’ai dû changer. Et ça, je le réalise surtout quand je rentre en France. Parce que le choc culturel est inévitable… Read more