Portrait d’expat : Martin aka DJ Just Chill

Portrait d’expat : Martin aka DJ Just Chill

JustChill

Oh well. Quand on lit ou regarde des portraits de Français à New York, c’est souvent pour mettre en lumière des traders, des grands chefs, ou des fashion designers. Voilà les trois domaines dans lesquels les Français officient à New York à en croire nos écrans et nos magazines : cash, food, fashion. Mais non ! La ville concentre plus de huit millions d’habitants. Parmi eux, 15 000 sont Français (Census 2013). Loin des podiums, des boulangeries et de la bourse, certains se sont frayés un chemin bien différent. Ils sont venus à New York pour réussir, bercés par un beat qui leur trottait dans la tête depuis l’adolescence. Bercés par un beat hip hop. On est pas mal dans ce cas, et à l’époque, souvenez-vous, je vous avais raconté les histoires de certains de ces cool kids, Corentin, Armen, Diesel, Layla, Lolo, Rudy et Fred. Et bien j’aimerais ajouter celui de Martin, aka DJ Just Chill, aka hustler en costard, aka entrepreneur 3D. Itinéraire d’une love story en deux mi-temps avec NYC. Read more

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New York couleur Lila

New York couleur Lila

VisuelBlog

C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Lila. Elle aime New York plus que son mec et elle pense que son destin est là-bas. Qu’elle va tout réussir grâce à son culot et son accent français. Elle est un brin naïve, un poil bornée et un chouya chiante. Lila c’est un peu nous toutes en fait. Et elle s’y voit déjà, à New York. Arpentant 5th avenue sur pilotis, avec un shopping bag Guess et un skimmed milk latte caramel vanilla à la main. Lila va gagner la green card et partir. Débarquer au fin fond de Brooklyn, dans un quartier de retraités russes, avant de partir à la conquête de Manhattan. Et elle va devoir mettre de côté tous ses clichés, parce que New York ne fait de cadeau à personne. L’histoire de Lila, je vous la raconte dans un roman que je viens de sortir version eBook parce que c’est Noël et que vous allez tous avoir des tablettes sous le sapin. Donc en prévision de ce phénomène de masse, j’ai pris les devant et je me suis permise de mettre en ligne un p’tit livre, écrit avec amour, qui je l’espère, vous plaira autant que le blog… Read more

Empire State of My Mind

Empire State of My Mind

Ma chère maman,

Comment vas-tu là-haut ? Je me rassure en me disant que tu as dû trouver le coin des artistes et que De Staël et Odilon Redon te donnent des conseils. (« Attention à la manière dont tu manies le pinceau. Et tu devrais essayer cette technique. Et puis Jany entre nous, tes tableaux, surtout ceux qui s’inspirent de mon œuvre sont magiques« ). Nous ici, ça va mais tu laisses un vide maman. Un gouffre même. Dur de reprendre une vie normale quand celle qui te l’a donné disparaît devant toi. C’est pourtant ce que j’essaie de faire depuis deux mois, mais le cœur n’y est pas. Il est brisé et bien trop occupé à essayer de battre malgré les fissures. Fatigue constante, sourire discret, rétine humide, prête à lâcher les larmes à tout moment… J’ai même mes lunettes de soleil à portée de main, de jour comme de nuit, histoire de les cacher, ces yeux mouillés qui n’en font qu’à leur tête. Le pompon, au taf j’ai même explosé en sanglot en regardant le dernier clip de la Sexion d’Assaut Tout ce qui parle des mamans ou me rappelle tes derniers jours me donne la chair de poule. Mais ça va s’atténuer petit à petit j’imagine… Et puis depuis que je suis retournée à New York, la vie est bien différente sans toi. Plus de Skype quotidien, plus de shopping, taille 38, rayon maman stylée. A la place ce grand rien… Mais aussi la sensation d’avoir une bonne étoile qui voltige au dessus de ma tête de jour comme de nuit. Je te sens là malgré tout, là, dans l’empire state of my mind. Read more

Retour au bercail

Retour au bercail

Je crois que j’ai été brainwashée. À coups de propagande Oncle Samienne. À trop regarder CNN, je sais ce qui se passe dans toutes les campagnes américaines, mais pas en Russie ou en Inde, ou encore moins en Europe. À trop regarder E! Entertainement, je sais ce qui se passe dans la vie de Kim, Kloe et Kourtney Kardashian mais pas dans la vie des gens qui comptent. Et à dépenser des sous sans arrêt, je sais combien coûtent des baskets Y-3 mais pas le loyer de mes parents. J’rêve ou j’oublie c’qui est important ? Je suis plus apte à reconnaître les stars de la télé-réalité-soupe U.S que nos ministres ou joueurs de foot, voire certains de mes nouveaux cousins/cousines. Il s’est passé quoi là ? Je me suis tout simplement fondue dans la masse. J’ai voulu vivre à la française, garder le contact et mon béret, puis, au bout de quelques mois, ça a vrillé en vie à l’américaine. Je me suis retrouvée, mangeant des crevettes frites et des cheesecakes, découvrant les sœurs Kardash’ et lisant avec honte les magazines people lorsque j’allais me faire faire les ongles, oubliant d’envoyer le mail hebdomadaire promis à mes tatas ou souhaitant les anniversaires avec une semaine de retard. Après 18 mois sur place, moi aussi je dis « Oh My God » niaisement (sans faire exprès), je raconte mes histoires de dates à mes copines américaines en terrasse dans le Meat Packing District sirotant mon coca light, et j’en suis presque au point de manger du pop corn au cinéma. L’exception culturelle se meurt. Mes racines s’effacent. Je veillais à acheter une baguette de pain par semaine. Je tiens difficilement le rythme d’une par mois. Damn ! J’ai dû changer. Et ça, je le réalise surtout quand je rentre en France. Parce que le choc culturel est inévitable… Read more