New York couleur Lila

New York couleur Lila

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C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Lila. Elle aime New York plus que son mec et elle pense que son destin est là-bas. Qu’elle va tout réussir grâce à son culot et son accent français. Elle est un brin naïve, un poil bornée et un chouya chiante. Lila c’est un peu nous toutes en fait. Et elle s’y voit déjà, à New York. Arpentant 5th avenue sur pilotis, avec un shopping bag Guess et un skimmed milk latte caramel vanilla à la main. Lila va gagner la green card et partir. Débarquer au fin fond de Brooklyn, dans un quartier de retraités russes, avant de partir à la conquête de Manhattan. Et elle va devoir mettre de côté tous ses clichés, parce que New York ne fait de cadeau à personne. L’histoire de Lila, je vous la raconte dans un roman que je viens de sortir version eBook parce que c’est Noël et que vous allez tous avoir des tablettes sous le sapin. Donc en prévision de ce phénomène de masse, j’ai pris les devant et je me suis permise de mettre en ligne un p’tit livre, écrit avec amour, qui je l’espère, vous plaira autant que le blog… Read more

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La frustration du plateau télé

La frustration du plateau télé

Le dimanche soir à 21h, y’a Desperate Housewives. J’adore cette série. Mais j’aime pas les dimanches soirs. Le mélange des deux adoucit le décompte des heures jusqu’au lundi matin. Et puis après Desperate, y’a souvent un truc avec l’une des sœurs Kardashian sur E!. Magique. Je regarde uniquement leurs looks, maquillages et cheveux. Ça suffit pour capter tout mon temps de cerveau disponible à heure dominicale tardive. Mais il y a un truc super frustrant dans tout ça. Un fait proche de l’insupportable. Une ombre sur ce décor paradisiaque. Une tâche dans cet univers immaculé. Je l’appelle… la frustration du plateau télé. Read more

Make It Rain!

Make It Rain!

Il y a quelques semaines, je suis partie à Atlanta. Pour la première fois. Ça fait un bail que je rêve d’y aller. Amour du hip hop oblige. Et puis c’est la capitale du Sud, un eldorado afro-américain (50% de Noirs, 40% de Blancs…), et un de mes bons amis vient de s’y installer. Je partais pour le boulot, avec quelques idées reçues et des faits : les spécialités régionales sont la friture, les meufs supa-dupa-fake, l’aquarium de Georgia, le QG de Coca-Cola, le (rap) Dirty South et le mot Peachtree (arbre à pêches), incrusté dans le nom de toutes les rues de la ville. J’ai aussi appris qu’ATL était jumelée avec Toulouse. Ah, ok. En gros je m’attendais à manger des trucs frits, tomber nez à nez avec des rappeurs, voir des meufs habillées ambiance red carpet pour sortir leur chien, boire du coca à l’œil, me perdre dans des artères aux noms similaires et croiser des ados toulousains. J’étais loin de me douter de ce qui m’attendait… Parce qu’après quelques instants passés à Atlanta, la seule chose que les potos avaient en tête, c’est d’aller au strip-club. Oh well. Le strip-club ? Really ? Ok I guess…

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Moment 4 Life

Moment 4 Life

Après avoir écrit cet ‘epic post’ sur le date qui a généré des dizaines de commentaires, écouté mes amies et leurs histoires improbables, regardé plein de comédies romantiques hollywoodiennes, et expérimenté le tout, j’ai pu prendre des notes sur le sujet. Deux ans que j’vis à New York. Vu que le simple fait d’aller boire un café avec un gars c’est considéré comme un date ; j’en ai eu des dates. En plus ici, tu te fais aborder qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige. Les compliments deviennent tellement courants qu’ils ne flattent plus. Et les hommes qui les font ont quasi tous un passé douteux ambiance Secret Story. Sous un visage d’ange se cache un dealer, un polygame, un mytho, un escroc, un homme marié… Non mais sérieux c’est quoi cette malédiction qui touche New York et qui donne tant de mal à aimer ? Read more

Travelin’ Portrait #6 : Layla Demay

Travelin’ Portrait #6 : Layla Demay

Faut que je vous fasse une confession. Si je n’étais pas tombée sur le livre de Layla à l’automne 2008 chez Boulimier à St Michel, dans le bac « Autobiographies » alors que je cherchais la bio d’Angela Davis, je n’aurais peut être pas lancé ce blog. Après un rapide coup d’œil sur la 4ème de couv’ : « Le lifestyle des New-Yorkaises est aussi enivrant que déroutant (…) Si vous pensez que l’Occidentale est névrosée, alors pas de doute, la New-Yorkaise est au stade terminal », je fais un grand sourire comme si j’avais mis la main sur un ticket de loterie gagnant. Ça n’avait rien d’une bio. C’était juste mal rangé. Mais avec une telle punchline fallait que j’achète ce livre. Comme souvent, le hasard fait bien les choses. Je revenais d’un été à New York et je ne savais pas encore que je repartais m’y installer. Mais ce bouquin a été un boosteur d’envie, une source d’inspiration. Et rencontrer son auteure est un ravissement digne d’un plongeon dans une piscine de Dragibus, de Pimps framboise et de mini Savane Brossard. En un peu moins chimique et sucré. Read more

Retour au bercail

Retour au bercail

Je crois que j’ai été brainwashée. À coups de propagande Oncle Samienne. À trop regarder CNN, je sais ce qui se passe dans toutes les campagnes américaines, mais pas en Russie ou en Inde, ou encore moins en Europe. À trop regarder E! Entertainement, je sais ce qui se passe dans la vie de Kim, Kloe et Kourtney Kardashian mais pas dans la vie des gens qui comptent. Et à dépenser des sous sans arrêt, je sais combien coûtent des baskets Y-3 mais pas le loyer de mes parents. J’rêve ou j’oublie c’qui est important ? Je suis plus apte à reconnaître les stars de la télé-réalité-soupe U.S que nos ministres ou joueurs de foot, voire certains de mes nouveaux cousins/cousines. Il s’est passé quoi là ? Je me suis tout simplement fondue dans la masse. J’ai voulu vivre à la française, garder le contact et mon béret, puis, au bout de quelques mois, ça a vrillé en vie à l’américaine. Je me suis retrouvée, mangeant des crevettes frites et des cheesecakes, découvrant les sœurs Kardash’ et lisant avec honte les magazines people lorsque j’allais me faire faire les ongles, oubliant d’envoyer le mail hebdomadaire promis à mes tatas ou souhaitant les anniversaires avec une semaine de retard. Après 18 mois sur place, moi aussi je dis « Oh My God » niaisement (sans faire exprès), je raconte mes histoires de dates à mes copines américaines en terrasse dans le Meat Packing District sirotant mon coca light, et j’en suis presque au point de manger du pop corn au cinéma. L’exception culturelle se meurt. Mes racines s’effacent. Je veillais à acheter une baguette de pain par semaine. Je tiens difficilement le rythme d’une par mois. Damn ! J’ai dû changer. Et ça, je le réalise surtout quand je rentre en France. Parce que le choc culturel est inévitable… Read more

Et les Américains découvrirent le foot… et l’Afrique

Et les Américains découvrirent le foot… et l’Afrique

Depuis que je suis revenue de Miami et que l’équipe de France a joué un peu comme moi et mes copines quand on était ados, je ne suis plus vraiment la Coupe du Monde. D’habitude c’est tellement plus marrant, ça nous occupe pour au moins un mois parce qu’on arrive toujours en finale. Bref. L’époque du « Et 1 et 2 et 3 zéro » est révolue. Les années 2000 sont plus scandaleuses, en mode « Va te faire encu*BIIIP* sale fils de *BIIIP* », vuvuzela et Paul le poulpe. Pourri et pas très sérieux quoi. Mais quelle ne fut pas ma surprise quand un beau jour, vers 12h, j’ai entendu des cris au bureau qui me rappelèrent vaguement ceux que je gloussais quand notre équipe marquait des buts, avant, dans les années 90. Je vais espionner mes collègues et là je vois genre quinze mecs devant un petit écran d’ordi avec une tête un peu angoissée, se mordillant les lèvres. Je leur dis ‘what’s’going on’. Ils ne décrochent pas leurs yeux de l’écran et me disent que les US sont en train de gagner contre l’Algérie. Merde. Je savais même pas que les US étaient toujours en lice ! Contre l’Algérie ? Je ricane une seconde pensant au mini pourcentage d’Américains qui savent où se trouve l’Algérie. Puis je ricane un peu plus fort en pensant au mini petit pourcentage d’Américains qui connaissent les règles du foot a.k.a soccer en langage local. Non mais sérieusement les mecs, depuis quand vous calculez le foot ? Read more