Cette aveuglante absence de lumière

Cette aveuglante absence de lumière

Elle te fait serrer fort ton oreiller avant de dormir, flirte avec tes songes et retarde le réveil. Elle rend chaque silence pesant, fait danser les pensées sombres et courtise la nostalgie. Elle complote avec l’ennui, sème le doute et s’incruste même dans les souvenirs joyeux. Elle débarque en pleine réunion, en plein diner, en plein footing, à l’improviste, toujours, et elle te met à genoux, à terre, à nu. Elle t’enlève le peu de confiance qu’il te reste et te plonge dans le vide. Elle te perce le cœur et te fait regretter ta famille, ta routine, ton pays, tes amis, et même tes ex et tes ennemis. Quand la solitude new-yorkaise s’abat sur toi comme un vautour sur sa proie, la tac-tic c’est l’attaque. Pas le choix. C’est dur, oui, mais si tu relèves pas la tête, tu risques de passer à côté de la chance de ta vie à cause d’un vague à l’âme lâche, mou, éphémère. Et quand tu viens vivre seul dans la ville la plus peuplée des States, miss solitude te fait forcement payer le prix fort à ton arrivée. Read more

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Excuse my french…

Excuse my french…

Quand j’étais petite et que je chantais des chansons en anglais, généralement, je massacrais les paroles. Je comprenais pas ce que je disais, et comme tout ado, j’en faisais un remix immonde, incompréhensible, et le pire dans tout ça, c’est que même si je disais n’importe quoi, je disais à chaque fois le même n’importe quoi. Un genre de bazar organisé. Le refrain de nos amis Village People, qui chantaient gaiement « YYYYYMMMCCCAA » devenait « Moiiiii j’aime skier » et Aretha Franklin, qui épelait « RESPECT » devenait « Are we a-b-c-d, all omaniminstoumi, are we a-b-c-d… » Qui eut cru que je deviendrais potable en anglais après de tels débuts… Aujourd’hui c’est différent, je comprends un peu mieux les paroles, parfois ça me fait aimer encore plus certaines chansons de ma jeunesse, genre No Scrubs des TLC, et parfois, ça me fait l’effet l’inverse, genre Short Dick Man des 20 Fingers. J’ai aussi découvert avec l’âge que KRS One ne disait pas « Ouh ouh, assassin de la police » mais « Ouh Ouh, that’s the sound of da police ». Bref, on en apprend tous les jours ! Et maintenant que je vis aux États-Unis, retournement de situation, je m’amuse à voir ce que les Américains font de notre langue. Parce qu’ils mettent notre pays à toutes les sauces (French kiss, french fries, french manucure, french poodle, french toast…) mais qu’en est-il du français ? En tout cas, sache que grâce à Patti LaBelle et son Lady Marmalade, y’a moyen que quand tu rencontres un Américain, il te lâche sans scrupule « Oui oui, voulez-vous couchez avec moi ce soir » en éclatant de rire. Très beauf. Mais malheureusement très courant. Read more

Chris Rock & son « Good Hair »

Chris Rock & son « Good Hair »

J’aime bien Chris Rock. Il me fait rire. Et quand je tombe sur « Everybody Hates Chris » à la télé, généralement, je reste bloquée dessus. Je sais pas si c’est pour le décors Brooklyn des années 80, pour ses histoires rocambolesques ou sa voix atypique ; mais il m’est fort sympathique ce jeune homme. Il vient de sortir « Good Hair » un documentaire sur un sujet auquel j’ai jamais osé m’intéresser parce que ça a l’air un peu tabou… Les cheveux des Afro-américaines. Verdict ? Et ben ça m’a bien fait rire et j’ai grave appris. Enfin, il m’a appris ce qu’il a bien voulu nous montrer, à savoir une petite partie de l’afro-iceberg. Maintenant, je sais que Beyoncé a de faux cheveux (longtemps, j’en ai douté), et qu’une extension, made in India chez la coiffeuse de mon quartier, coûte un bras.  Décryptage. Read more

#1 – Lost in translation

#1 – Lost in translation

Skyline
Skyline

Ok. Mise en contexte. Je vis à Paris, je me nourris de musique et je suis arrivée à New York il y a une semaine pour passer 3 mois dans la Grosse Pomme, travaillant à la rédaction d’un magazine musical. Petit itinéraire d’une semaine mouvementée. Read more