Me, my camera et les rappeurs

Me, my camera et les rappeurs

Je vis désormais entre Paris et New York et c’est très bien comme ça. Quand tu vois la mort de près, ça te fait voir la vie différemment. Et avec ces nouvelles lunettes sur le nez, mon cher New York me paraît un peu futile finalement. Pas que Paris soit bien mieux hein, mais sur Paname, y’a la famille. Et ça n’a pas de prix la famille… Ca n’a plus de prix. Alors depuis mon Paris tout gris, je me demande ce que je peux vous raconter de doux sur New York. J’y retourne dans quelques semaines (parce que quand même, dur de vivre sans), et j’ai le syndrome de la page blanche. J’ai l’impression d’avoir tout dit en trois ans, des concerts, aux credit cards en passant par le date, Halloween et cette éternelle love/hate relationship avec la ville… What else !? Bah il reste un p’tit quelque chose que je n’ai jamais raconté et qui rythmait pourtant mes journées… Mon job. Toutes ces années à NYC, j’ai eu un taf hors du commun et pas de tout repos ! J’ai couvert l’actualité musicale (enfin urbaine surtout) pour une chaîne française. Caméra et trépied sous le bras, tu me retrouvais chez Motown, Def Jam, Atlantic, EMI, Jive, à des concerts, des release party, des press day, le micro à la main et le point de ma cam’ sur les stars du moment. Plongée, sans masque, dans l’univers de journaliste du ter’ter au féminin… me, my camera… et les rappeurs. Read more

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Excuse my french…

Excuse my french…

Quand j’étais petite et que je chantais des chansons en anglais, généralement, je massacrais les paroles. Je comprenais pas ce que je disais, et comme tout ado, j’en faisais un remix immonde, incompréhensible, et le pire dans tout ça, c’est que même si je disais n’importe quoi, je disais à chaque fois le même n’importe quoi. Un genre de bazar organisé. Le refrain de nos amis Village People, qui chantaient gaiement « YYYYYMMMCCCAA » devenait « Moiiiii j’aime skier » et Aretha Franklin, qui épelait « RESPECT » devenait « Are we a-b-c-d, all omaniminstoumi, are we a-b-c-d… » Qui eut cru que je deviendrais potable en anglais après de tels débuts… Aujourd’hui c’est différent, je comprends un peu mieux les paroles, parfois ça me fait aimer encore plus certaines chansons de ma jeunesse, genre No Scrubs des TLC, et parfois, ça me fait l’effet l’inverse, genre Short Dick Man des 20 Fingers. J’ai aussi découvert avec l’âge que KRS One ne disait pas « Ouh ouh, assassin de la police » mais « Ouh Ouh, that’s the sound of da police ». Bref, on en apprend tous les jours ! Et maintenant que je vis aux États-Unis, retournement de situation, je m’amuse à voir ce que les Américains font de notre langue. Parce qu’ils mettent notre pays à toutes les sauces (French kiss, french fries, french manucure, french poodle, french toast…) mais qu’en est-il du français ? En tout cas, sache que grâce à Patti LaBelle et son Lady Marmalade, y’a moyen que quand tu rencontres un Américain, il te lâche sans scrupule « Oui oui, voulez-vous couchez avec moi ce soir » en éclatant de rire. Très beauf. Mais malheureusement très courant. Read more

Travelin’ Portrait #3 : Diesel

Travelin’ Portrait #3 : Diesel

Et oui, même en ce jour de carotte internationale du 1er avril aka April Fools’ Day chez l’oncle Sam, je suis fidèle au rendez-vous pour vous dresser, comme chaque mois, le portrait d’un Français installé à New York. Permettez-moi donc de vous présenter… Diesel ! En fait, tu le connais, mais tu sais pas que tu le connais… Parce qu’il a commencé sa carrière à l’âge du Biactol et des baskets aux lacets serrés, de « Hartley Cœurs à Vif » et du théorème de Pythagore… à 15 ans quoi. Bah ouais, dès ado, Diesel signait un contrat en maison de disque avec son groupe, KDD (Si si ! Kartel Double Détente, souviens toi). 15 ans plus tard, on le retrouve installé à New York, producteur et non rappeur… Read more

Travelin’ Portrait #2 : Armen

Travelin’ Portrait #2 : Armen

Chose promise chose due. Chaque premier du mois, je vous présente un Français qui fait son trou à New York. Alors après Corentin du G-G-G-G-Unit, voici Armen (au milieu sur la photo), le réalisateur et photographe hip hop le plus talentueux de France et de Navarre. Possible que son nom ne te dise rien, pourtant je suis sûre que t’as vu ses photos et vidéos plus d’une fois. C’est lui qui a entre autres, réalisé les clips de l’album Ouest Side de Booba (Garde Le Pêche, Boulbi, Pitbull, Au Bout Des Rêves). Mais pas que. Il signe la pochette de l’album du 113, Sandy Cossett, Perla Lama, Booba ou le dernier Kayna Samet. Alors forcement, après avoir bossé avec les meilleurs artistes urbains de France, et même des États-Unis puisqu’il a photographié Jay-Z, Fifty ou encore Kanye, la next step pour lui était d’aller voir outre Atlantique ce qui s’y passait. C’est désormais chose faite. 3 ans qu’Armen vit à New York et il est pas prêt de revenir. Son visa vient d’être prolongé et ses contrats se multiplient. D’ailleurs là, il est en Californie en train de tourner le nouveau clip de Mélanie Fiona. Itinéraire d’un autodidacte exemplaire. Read more

Travelin’ Portrait #1 : Corentin

Travelin’ Portrait #1 : Corentin

Chaque 1er du mois, j’ai décidé de vous présenter un Français au parcours hors du commun qui a croisé mon chemin à New York. Pourquoi ? 1. Parce que décrypter la ville c’est bien joli, mais elle ne serait pas ce qu’elle est sans sa matière première : ses habitants. 2. Parce que leur cursus est souvent inspirant, intéressant ou motivant comme celui de Corentin du 9-1, que vous allez découvrir ci-dessous. Et 3. parce que je reçois suffisamment de mails de curieux, amoureux de New York qui veulent savoir pourquoi et comment je m’y suis retrouvée, à la recherche de témoignages, d’expériences, de conseils. Bref. Cette rubrique sera donc un moyen de motiver un peu plus les amoureux de la Grosse Pomme en mal de visa à ramener leur boul’ ici, ou donnera des envies à d’autres, en mal de challenge… Alors voilà, je vous présente Corentin aka Quarantaine aka Frenchy, qui travaille chez G-Unit, le label de sidi 50 Cent. Là tu te demandes comment on se retrouve à 25 ans à bosser avec le Prince d’NYC (sachant que oui, le roi, c’est Jay-Z) sans piston ni gros nichons ? Check this out… Read more

Mais comment avoir du « swag » à New York en hiver ?

Mais comment avoir du « swag » à New York en hiver ?

J’imagine déjà ma maman tenter de lire le titre de cette chronique et me dire : « mais c’est quoi -swag- ? ». Alors si toi non plus tu n’as jamais entendu ce mot et que le son de T.I., Kanye, Jay-Z et Wayne « Swagga Like Us » t’est totalement inconnu et bien c’est très simple, avoir du swag en jargon américain, c’est avoir du style, du charisme, de la classe… Mais moi j’aimerais bien comprendre comment on peut avoir du swag en hiver avec les températures locales ? Parce que bon, rester stylée par -10°, pas sûr que ce soit compatible. Pareil pour les mecs d’ailleurs. Un logo North Face collé sur l’épaule droite et des Timberland aux pieds. Peux mieux faire. Mais alors sommes-nous condamnés à ne ressembler à rien 5 mois de l’année dans la ville la plus stylée de la Terre ? Read more