Sans alcool, la fête est plus folle

Sans alcool, la fête est plus folle

Je ne bois pas d’alcool. Vous n’imaginez pas le nombre de serveurs que j’ai déprimés, le nombre de gens que j’ai choqués, le nombre de gars que j’ai découragés, le nombre de personnes que j’ai intriguées, le nombre de jus ‘orange/cranberries’ que j’ai descendus… Parce que c’est de loin la boisson sans alcool la plus buvable qu’ils proposent aux States. (Ah oui, j’aime pas les trucs qui pétillent !). Le jus d’orange c’est réservé au p’tit déj, le jus de cranberries c’est fadasse. Mais les deux ensemble, c’est un peu un match made in heaven. C’est vraiment bon. Mais pas bon au point d’en descendre 5 dans la soirée quoi. Donc souvent, mes quelques get together avec des potes pour ‘boire un verre’ se terminaient après un ou deux jus ‘orange/cranberries’ et avant que eux ne soient trop cuits. Ne pas boire a fait de moi une sorte de phénomène de foire suscitant à chaque fois d’incroyables questions, qui à la longue ne m’étonnaient même plus… Read more

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True blood

True blood

Tout a commencé par une fenêtre éclairée. Euh, pourquoi la lumière de chez moi est allumée ? Après un voyage de huit heures avec la très peu fameuse compagnie XL Airways, une heure de taxi à travers Brooklyn et un décalage horaire de six heures dans les dents, mon cœur bat la chamade devant cette fenêtre illuminée. Fuck. Pourquoi la lumière de mon appart est allumée alors que j’étais en voyage pendant 3 semaines ? Certes ma proprio m’avait dit qu’elle ferait quelques travaux pendant mon absence mais de là à ce qu’elle soit encore là, à minuit, le jour de mon retour, j’ai des doutes… Je paye le chauffeur, l’arrose d’un bon tip. Il dépose gentiment mes valises sur le trottoir. Dans la pénombre je vois une silhouette titubante venir dans ma direction. Ma proprio. Mais qu’est-ce qu’elle fout là? Elle me dit l’air pas net qu’elle a voulu aller acheter une part de pizza mais c’était fermé. Pas de doute, elle est bourrée. Faut savoir que cette femme de 50 ans est super quand elle est sobre. Mais bourrée, c’est l’horreur. Je lui demande si elle a oublié que je rentrais ce soir, elle me dit non. Puis elle me dit qu’on a un problème. Un GROS problème. Comme si c’était le moment. En ouvrant la porte de l’appart, je vois que la configuration du lieu a changé. Le lit est tourné, il y a un drap sur le sol, la table est poussée. Pourquoi, si elle a ‘un GROS’ problème, elle m’a pas appelée. Elle pue l’alcool et elle parle fort. Je sens que cette soirée n’est pas prête d’être finie… Read more

11 Septembre – 9 ans après…

11 Septembre – 9 ans après…

Je ne suis pas à New York pour les 10 ans, donc pas d’article sur mes impressions… A défaut de regarder toutes les émissions-anniversaire qui vous attendent sur le petit écran dimanche, vous pouvez vous délecter de cet article de terrain écrit l’année dernière….

Deuxième 11 septembre à New York. L’année dernière, Jay-Z avait volé la vedette à la mémoire des Twin Towers en sortant son « Blue Print III » et en donnant un concert au Madison Square Garden retransmis en direct à la télé, avec la crème des artistes du moment. « Empire State Of Mind » battait son plein. On avait une excuse pour faire la fête. Même en jour de deuil. En fait jusqu’à aujourd’hui, je ne m’étais jamais rendu compte de la profondeur de cette désolation nationale. Parce que cette année, pas grand-chose ne peut détourner notre attention de ce jour si spécial à New York. Déjà c’est un samedi donc on bosse pas et fatalement on y pense. Ensuite, y’a tellement de polémiques autour, bah qu’on y pense encore plus, qu’on prend position, qu’on en parle au resto, au café, ou par bbm. J’ai eu pitié pour ce pasteur qui a annoncé vouloir brûler le Coran, ou même pour ce débat autour d’un centre culturel islamique à deux blocks de Ground Zéro, alors qu’il y avait une salle de prière dans les tours, et qu’avant qu’elles disparaissent, personne ne s’en offusquait. Et puis y’a toute cette confusion ambiante sur fond de God Bless America, avec au milieu l’Aid et Shana Tova… Read more

Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)

Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)

Dimanche 28 Août 10:00
Par où commencer… CNN en bruit de fond depuis trois jours. J’ai l’impression de faire une overdose d’Irène sans l’avoir vraiment vue. Avant de rentrer dans le vif du sujet faut que je vous explique le contexte de l’arrivée de cet ouragan… Enfin plutôt que vous compreniez l’état d’esprit des New-yorkais pour mieux appréhender la situation. En même temps j’ai pas envie de mettre tout le monde dans le même sac parce que cette ville est un melting pot difficilement descriptible en quelques lignes. Mais s’il y a bien trois mots qui la résument, ce sont individualisme, profit et consommation. On vient à NYC pour vivre son rêve, travailler dur, accomplir un but. Résultat ces New-yorkais passagers sont au boulot 15h/24, certains cumulent même plusieurs jobs, et s’ils tiennent le coup plus de quelques années, ils se sentent invincibles…fredonnant Empire State Of Mind « If I can make it here, I can make it anywhere… » En fait, le New-yorkais te le dira pas ouvertement, mais il se prend un peu pour un élu… Genre je vis dans la meilleure ville du monde et ça fait de moi quelqu’un d’extraordinaire. Pourtant, comme me l’a dit Madame Lolo un jour, à NYC tu as la même vie qu’un étudiant ici, tu vis dans une petite chambre, tu vas à la laverie pour ton linge parce que tu n’as pas de machine chez toi, tu manges dehors ou tu commandes à emporter parce que tu ne cuisines pas…. C’est tellement vrai ! Au-delà de cette vie d’ado éternel, plus que tout, le New-yorkais est un enfant gâté. Il a toujours tout à dispo, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, y compris le métro qui marche 24h/24. Bref le New-yorkais est un être très souriant en surface, agrémenté d’une once d’arrogance, d’une incapacité à cuisiner, d’une dépendance aux services 24h/24, d’un amour infini pour les iPhones et d’un sentiment indéniable d’indestructibilité. C’est dans ce contexte qu’Irène arrive. Read more

Un été à New York ?

Un été à New York ?

Lecteurs chéris… L’été approche et je sais que beaucoup d’entre vous vont prendre un A/R pour JFK… Je reposte donc cet article publié il y a un an tout juste… Car il est plus que d’actualité. Voici quelques conseils pour que vos trois mois d’aventure à New York se passent bien… Enjoy!

C’est aux alentours de cette date-là en 2008, que j’ai décidé de passé mon été à New York. Le visa touriste est de 3 mois, alors pourquoi pas en profiter ? Aller hop, billet acheté du 2 juin au 31 août. Sans avoir vraiment de point de chute ni de plan de match, j’étais décidée : l’été sera new-yorkais ou ne sera pas. En peu de temps j’ai organisé ce voyage, principalement sponsorisé par mes économies… New York, j’y étais allée quelques fois en week-end, mais une aura mystérieuse régnait encore alors autour de cette ville. C’était l’inconnu. Je ne savais pas qu’Harlem faisait partie de Manhattan, je ne savais pas où chercher un appart ou un job au black, je ne savais pas bien parler anglais, je ne savais pas vraiment ce que j’allais y faire. Mais je savais que la date de départ approchait… Puis j’ai trouvé un stage (enfin un boulot pas payé), une chambre à louer, des petits boulots ponctuels payés, and the rest is history et est surtout raconté dans mes premières chroniques au bout du bout du blog. Alors voilà, deux ans après et voyant l’intérêt de certains grâce aux emails que j’ai reçus, voici quelques conseils introuvables dans le « Petit Futé » et non exhaustifs, pour réussir votre plan de conquête de l’Ouest en un été… So, comment mettre à profit votre temps libre estival in ze Grosse Pomme ? PS attention, ce post est bourré des conseils qui entravent la loi. Désolée. Read more

La frustration du plateau télé

La frustration du plateau télé

Le dimanche soir à 21h, y’a Desperate Housewives. J’adore cette série. Mais j’aime pas les dimanches soirs. Le mélange des deux adoucit le décompte des heures jusqu’au lundi matin. Et puis après Desperate, y’a souvent un truc avec l’une des sœurs Kardashian sur E!. Magique. Je regarde uniquement leurs looks, maquillages et cheveux. Ça suffit pour capter tout mon temps de cerveau disponible à heure dominicale tardive. Mais il y a un truc super frustrant dans tout ça. Un fait proche de l’insupportable. Une ombre sur ce décor paradisiaque. Une tâche dans cet univers immaculé. Je l’appelle… la frustration du plateau télé. Read more

50 raisons d’être euphorique de vivre à NYC

50 raisons d’être euphorique de vivre à NYC

Il y a quelques mois est sorti cet article… Publié sur l’un des blogs du Village Voice (journal gratuit plein de bons plans), ce post liste 50 raisons pour lesquelles il fait bon vivre dans la Grosse Pomme. L’article a fait le tour de New York, déchaînant les passions. J’ai souri à sa lecture, voyant un bout de mon quotidien dans ces lignes. Donc voilà, je reprends ces raisons, vous les traduis et les commente. Un article pro-New York ne fera pas de mal à mon blog poussiéreux de meuf venère… Voici donc les 50 Reasons to Be Pretty Damn Euphoric You Live in New York City version française, comprendre 50 raisons d’être putain d’content de vivre à New York City, sauce travelin’ girl. Probablement l’article le plus long jamais posté sur mon blog.

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