Tu sais que t’as encore New York dans la peau quand…

Tu sais que t’as encore New York dans la peau quand…

nyc

…Tu t’embrouilles avec les gens parce qu’ils confondent Clinton Hill et Clinton Washington à Brooklyn. Ou pire, l’Upper East et l’Upper West. Et ceux qui savent même pas qu’Harlem est à Manhattan, tu les rayes de ta vie… Bref.

…Tu vas au Starbucks tous les jours. Même si c’est cher. Même si c’est pas comme là-bas. Même si tu te prends une douille et qu’ils écrivent ton prénom sans faute. Bonjour, un café latte avec supplément caramel et un cheesecake coulis framboise. 11€. Merci. Read more

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Something New

Something New

« Za-bi-hall?! ». J’écarquille un peu plus les yeux. Elle vient de répéter cette combinaison mystère déjà deux fois et j’ai beau chercher, je comprends pas. « Zabihall like…what? ». Elle me regarde avec mépris. Pas moi, j’suis cool. Je prends même mon air touchée, comme le Chat Potté dans Shrek… Ses faux-cils épais, ses ongles tricolores, sa bouche rose bonbon et ses cheveux blonds et rouges contrastent avec sa tenue. Elle a un uniforme bien trop grand pour elle, en coton bleu marine et une casquette rouge qui penche sur le côté droit. Cette femme est un arc-en-ciel. Je suis fascinée. « Mam’ u holding the line, anything else? » « No that will be all thanks ». Et là je réalise que depuis taleur elle me dit « that’d be all / zabihall » avec son-accent-du-sud-y’all. Damn. Quelques minutes plus tard, sa collègue crie ‘Number 61’. Je me manifeste. Elle me tend un sac en papier tout chaud contenant un Filet-O-Fish, une frite, qui s’avérera très salée, une sauce barbecue, obtenue gratuitement puis elle se retourne pour attraper un ice tea gigantesque dans un gobelet aux couleurs des Saints, l’équipe locale de foot… Je sors du McDo de Canal street, contemplant cette boisson qui, a elle seule étancherait la soif de tous les habitants de la Louisiane. Car oui… Vous l’aurez deviné… Me voilà au pays des beignets, de Mardi Gras et des ouragans… Cette ville fascinante que je surnommerai désormais la Nouvelle « za-bi-hall » Orléans. Boom !

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Me, my camera et les rappeurs

Me, my camera et les rappeurs

Je vis désormais entre Paris et New York et c’est très bien comme ça. Quand tu vois la mort de près, ça te fait voir la vie différemment. Et avec ces nouvelles lunettes sur le nez, mon cher New York me paraît un peu futile finalement. Pas que Paris soit bien mieux hein, mais sur Paname, y’a la famille. Et ça n’a pas de prix la famille… Ca n’a plus de prix. Alors depuis mon Paris tout gris, je me demande ce que je peux vous raconter de doux sur New York. J’y retourne dans quelques semaines (parce que quand même, dur de vivre sans), et j’ai le syndrome de la page blanche. J’ai l’impression d’avoir tout dit en trois ans, des concerts, aux credit cards en passant par le date, Halloween et cette éternelle love/hate relationship avec la ville… What else !? Bah il reste un p’tit quelque chose que je n’ai jamais raconté et qui rythmait pourtant mes journées… Mon job. Toutes ces années à NYC, j’ai eu un taf hors du commun et pas de tout repos ! J’ai couvert l’actualité musicale (enfin urbaine surtout) pour une chaîne française. Caméra et trépied sous le bras, tu me retrouvais chez Motown, Def Jam, Atlantic, EMI, Jive, à des concerts, des release party, des press day, le micro à la main et le point de ma cam’ sur les stars du moment. Plongée, sans masque, dans l’univers de journaliste du ter’ter au féminin… me, my camera… et les rappeurs. Read more

PS: I Love You

PS: I Love You

J’sais plus où j’ai entendu que l’amour durait 3 ans. Sûrement sur Twitter. Ou dans Glee. Mais si c’est le cas, il nous reste 6 mois de bonheur. Après, ya’pu. Alors il serait peut-être temps qu’on en profite un peu non ? J’te l’accorde, on est loin de nos débuts fougueux. Mais arrêtons de jouer à cache-cache le temps d’une saison. Dans le fond, tu le sais que je t’aime. Et c’est pas parce qu’on se voit moins que mon amour s’altère. Juste…il se moule, s’adapte, s’ajuste. De manière à te coller à la peau sans qu’on transpire à grosses gouttes. Un peu comme mon débardeur bleu Nike Dry Fit. Tu sais celui que j’ai mis pour courir le semi-marathon. Et puis, si t’as l’impression que je prends du recul, c’est que je me protège aussi… Depuis qu’on vit ensemble, tu n’as cessé de me démontrer qu’on ne sait jamais de quoi demain est fait. Alors je vais finir par te prendre au mot. Read more

La 25ème Heure

La 25ème Heure

Sursauter au son du réveil
Enlever ses boules Quies
Envoyer un baiser au ciel
Avoir les yeux qui collent encore
Les cacher derrière des larges lunettes noires
Et mettre un hoodie trop large
Commander son café latte au Starbucks du coin
Déposer son linge au lavomatic de Ming
Être agressée par le bruit de la rue
Rentrer vite
Écouter de la musique pour calmer son pouls
Danser sur Drake devant le miroir
Rapper « hell yeah, hell yeah, hell yeah, fuckin’ right, fuckin’ right alright »
Se demander « Mais pourquoi New York ? » Read more

Sans alcool, la fête est plus folle

Sans alcool, la fête est plus folle

Je ne bois pas d’alcool. Vous n’imaginez pas le nombre de serveurs que j’ai déprimés, le nombre de gens que j’ai choqués, le nombre de gars que j’ai découragés, le nombre de personnes que j’ai intriguées, le nombre de jus ‘orange/cranberries’ que j’ai descendus… Parce que c’est de loin la boisson sans alcool la plus buvable qu’ils proposent aux States. (Ah oui, j’aime pas les trucs qui pétillent !). Le jus d’orange c’est réservé au p’tit déj, le jus de cranberries c’est fadasse. Mais les deux ensemble, c’est un peu un match made in heaven. C’est vraiment bon. Mais pas bon au point d’en descendre 5 dans la soirée quoi. Donc souvent, mes quelques get together avec des potes pour ‘boire un verre’ se terminaient après un ou deux jus ‘orange/cranberries’ et avant que eux ne soient trop cuits. Ne pas boire a fait de moi une sorte de phénomène de foire suscitant à chaque fois d’incroyables questions, qui à la longue ne m’étonnaient même plus… Read more

11 Septembre – 9 ans après…

11 Septembre – 9 ans après…

Je ne suis pas à New York pour les 10 ans, donc pas d’article sur mes impressions… A défaut de regarder toutes les émissions-anniversaire qui vous attendent sur le petit écran dimanche, vous pouvez vous délecter de cet article de terrain écrit l’année dernière….

Deuxième 11 septembre à New York. L’année dernière, Jay-Z avait volé la vedette à la mémoire des Twin Towers en sortant son « Blue Print III » et en donnant un concert au Madison Square Garden retransmis en direct à la télé, avec la crème des artistes du moment. « Empire State Of Mind » battait son plein. On avait une excuse pour faire la fête. Même en jour de deuil. En fait jusqu’à aujourd’hui, je ne m’étais jamais rendu compte de la profondeur de cette désolation nationale. Parce que cette année, pas grand-chose ne peut détourner notre attention de ce jour si spécial à New York. Déjà c’est un samedi donc on bosse pas et fatalement on y pense. Ensuite, y’a tellement de polémiques autour, bah qu’on y pense encore plus, qu’on prend position, qu’on en parle au resto, au café, ou par bbm. J’ai eu pitié pour ce pasteur qui a annoncé vouloir brûler le Coran, ou même pour ce débat autour d’un centre culturel islamique à deux blocks de Ground Zéro, alors qu’il y avait une salle de prière dans les tours, et qu’avant qu’elles disparaissent, personne ne s’en offusquait. Et puis y’a toute cette confusion ambiante sur fond de God Bless America, avec au milieu l’Aid et Shana Tova… Read more