#13 – Miami Bitch

#13 – Miami Bitch

Ocean Drive
Ocean Drive

Ca y’est, j’ai fini mon 3ème mois à New York. Je me souviens, l’été 2008, j’avais dû quitter le pays après 90 jours, visa et législation U.S oblige. Maintenant, je n’ai plus à compter les jours et l’été 2009 s’annonce plutôt Yeah ! Et comme on change pas une équipe qui gagne, j’remets ça avec New York, le sourire béat et les projets plein la tête. Côté travelin’ routine, le mois de mai a été plutôt rempli mais ce qui a retenu le plus mon attention, hormis le mariage somptueux de Sara et Karim à Aix-en-Provence, c’est mon premier voyage à Miami. Je passe donc de New York, ville de « Gossip Girl », « Sex and The City » et « Everybody Hates Chris » à… Miami, Q.G de « Dexter » ! Pour les nazes en géo, sur la carte des U.S, c’est tout en bas à droite. C’est le SOUTH quoi… Et même si c’est pas le dirty South d’ATL, c’était bien ghetto… Impressions.

Miamiiii, Miamouuuu, Miammmahaha

Yes, je pars en mission couvrir le concert « Best Of The Best » à Miami. Le nom n’inspire rien qui vaille, je sais, mais la liste des guests est longue, très longue. Rick Ross, T-Pain, Young Jeezy, Capleton, Serani, Elephant Man, Bounty Killer… Bref.
1225C’est un concert assez important pour la Floride, genre 30 000 personnes. Rien que ça. Et le tout a lieu le week-end du « Memorial Day ». Ils ont dû l’appeler comme ça parce que pour une fois qu’ils ont un jour férié, c’est Mémorable ! Non, sérieux, nous, Français (aux origines diverses et variées, certes, mais régis par notre citoyenneté), on est des gros flemmards à côté d’eux. Ici, 2 semaines de vacances par an, c’est ce à quoi tu as droit après quelques années d’ancienneté dans une compagnie. No comment. Et si les cainris avaient les mêmes jours fériés que nous, le mois de mai serait la bankroute assurée pour la plupart des entreprises. Ici tout est ouvert le dimanche, et ils misent à fond sur le 24/7, comprendre, des commerces ouverts 7j/7, 24h/24. Manquerait plus qu’ils passent aux 35 heures et le pays serait ruiné.

Bref, Miami.
J’y mets les pieds pour la première fois, et j’avoue que j’ai pas mal d’a priori, après avoir lu des récits de voyages et vu des vidéos. Tout le monde me répète que « Miami is crazy during Memorial Day week end ». Crazy like what? « Like Craaaazzzzyyyyyyy! »
1226A peine sortie de l’avion, je suis attaquée par une vague de chaleur lourde et étouffante. Bienvenido a Miami. Ah oui, prends tes cours d’espagnol de la 4e sous la main. Ici, ça parle spanish. L’anglais, c’est en option !
A ma grande surprise, ce week end n’est pas que consacré à la mémoire des soldats américains morts pendant la 2nde guerre mondiale (Ah oui, c’est ça la vraie signification du Memorial Day) mais est plutôt un prétexte à la débauche… Arrivée à l’hôtel, je découvre qu’a lieu, entre autres, un événement national gay et lesbien. Waou ! Résultat, au Hilton, une colonie de meufs baraquées, tresses collées, Air Force One et baggy sont rassemblées dans le hall. Un peu plus loin, des mecs, tresses collées, en baggy et Air Force One discutent aussi, mais eux sont nettement moins baraqués et ont des manières bien plus prononcées que les meufs. A croire que le baggy et les Nike sont l’habit national des gays et lesbiennes afro-américains. Ici, j’apprends à ne m’étonner de rien. Pas même du fait que les manières de gentlemanerie sont inversées… Pour monter dans l’ascenseur, un mec à la Steve Urkel passe allègrement devant moi, tandis qu’une meuf aux allures de Busta Rhymes me laisse gentiment passer avec un sourire. Waou. Où suis-je ?

Miami Beach or Bitch ?

1227Armée d’un plan et d’un appareil photo, je file à South Beach, là où l’action se passe. Et encore une fois, je me pose la même question que dans l’ascenseur… Mais où suis-je ?

Je comprends mieux le « crazzzzyyyyyyyyy », on m’avait prévenue. Mais c’est même pas « crazy » genre bien, c’est juste « crazy » quoi. Ça a un petit côté Marrakech au mois d’août si tu vois ce que j’veux dire. Les mecs sont en bandes de potes, en mode rapaces, ils ont sorti leurs quads, leurs motos, leurs Porsches Cayenne et ont rassemblé toutes leurs économies pour épater les filles, qui elles, sont en mode « OK, j’suis une bombe, écarte-toi de mon chemin quand je passe. Et ouais j’mets des faux cils pour aller à la plage. OK ? ».
1228Elles sont venues entre copines, trouvent manifestement que Lil Kim est classe et mettent des vêtements taille 34 alors qu’elles font un bon 42. Y’a des fesses qui dépassent de partout, des seins qui remontent dans le cou, des couleurs qui tapent à l’œil et des talons qui cognent le bitume. Les mecs parlent à tout ce qui bouge, exhibent leurs tatouages, torse nu, et dans le centre-ville, contrairement à mon hôtel, y’a pas que des homos. Des Lamborghini sont garées à côté de Ferrari et autres voitures de luxe. Et tout se passe sur Ocean Drive où les terrasses sont pleines à craquer et tout le monde joue au chat et à la souris. Le contact est facile, les filles se laissent aborder, les mecs roulent des mécaniques, bref, c’est la chasse à l’état brut dans un grand déballage de clichés afro-américains. Je suis personnellement très impressionnée par l’originalité des coiffures que j’ai vues ce week-end. Les faux cheveux étaient à leur paroxysme. Les ongles aussi. Plus c’est long, plus c’est bidon… enfin pas pour tout le monde à priori…

1232Bon après ces observations sociologiques, je dois quand même avouer que Miami est une très jolie ville. Hormis les grandes tours des hôtels, les immeubles sont plutôt bas, très art déco. Beaucoup de charme, de couleurs, des plages superbes et une architecture hétéroclite en font une ville à voir absolument. Par contre, le temps est très capricieux. J’étais choquée de voir à quel point la ville est sujette aux tempêtes. Le ciel change en quelques heures. On passe du tout au tout. A gauche, un ciel bleu clair. A droite, un ciel bleu nuit. Mai et juin sont la saison des pluies, ceci explique cela. Quant au concert, la raison première de ma présence là-bas, c’était plutôt réussi, même si comme toujours, l’organisation d’événements avec autant d’intervenants est très difficile à gérer. Sur tous les aspects. Les artistes viennent en équipes de 100 pour 3 chansons. Tout le monde veut passer en backstage, tout le monde est l’ami, le producteur, le cousin de T-Pain. Bref j’sais pas comment ils ont fait avec ces 30 000 personnes. Côté médias c’était plutôt sweet. Les artistes jouaient le jeu de la promo et ils ont tous été plutôt bons sur scène. Alors on dit quoi à Miami… on dit OUIIII. Mais attention, si tu veux y aller pépère en couple ou en famille… évite le Memorial Day weekend. C’est un bordel à ciel ouvert. Au moins t’es prévenu…

Ce qu’il faut retenir ce mois-ci…

1233-A Miami, et sûrement ailleurs, y’a des Drive-Cash. En gros un distributeur auquel tu t’arrêtes en voiture. Un Mc Drive, en banque. Très pratique !

-Toujours à Miami, les bus sont équipés de « dépose vélo » à l’avant. Pour les cyclistes, ça tue ! Inventif !

-Encore à Miami, une plaque commémorative en l’honneur de Rosa Parks orne la fenêtre des bus… Et si tu sais pas qui c’est, débrouille-toi ! Allez hop, google.

-A Miami, still, je me suis crue dans une série criminelle cainri l’espace d’un instant…

-Enfin, toujours à Miami, l’architecture est vraiment ouf. C’est pas ce qu’on en retient d’habitude mais moi ça m’a grave marquée. Stylé non ?

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